Le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a réuni à Kinshasa les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet MétroKin. La rencontre a rassemblé des représentants de la Primature, des ministères du Portefeuille et du Budget, du gouvernement provincial de Kinshasa, ainsi que des responsables de l’ONATRA, de la société MétroKin, des partenaires financiers et des experts techniques et opérationnels.
Les échanges ont porté sur la coordination des actions nécessaires à la mise en œuvre du projet et sur les prochaines étapes à engager. L'objectif est de rapprocher les différentes parties prenantes autour des aspects institutionnels, techniques et financiers indispensables à l'avancement de ce programme de transport urbain.
Le projet MétroKin est présenté comme l'une des réponses envisagées face aux difficultés persistantes de mobilité dans la capitale congolaise, caractérisée par une forte croissance démographique, la congestion routière et l'insuffisance de l'offre de transport collectif. Il ambitionne de réhabiliter et de moderniser le réseau ferroviaire urbain afin de proposer une solution de transport de masse aux habitants de Kinshasa.
Selon les informations disponibles sur le projet, une première phase doit notamment relier la Gare centrale à l'aéroport international de N'Djili sur environ 25 kilomètres, avec huit gares et plusieurs ouvrages d'art. Le programme global prévoit, à terme, l'extension du réseau vers différents axes de la capitale.
Sur le plan financier, le projet avait été annoncé en 2025 avec un coût estimé à 400 millions de dollars américains. L'African Finance Corporation devait apporter 200 millions de dollars, tandis que le solde devait être mobilisé à travers d'autres mécanismes de cofinancement, notamment avec la Banque africaine de développement. Des informations publiées en juillet 2026 font par ailleurs état d'un financement disponible et d'études de faisabilité achevées, tout en soulignant que la libération des emprises nécessaires le long de certains axes ferroviaires reste un défi à résoudre.
La question de la faisabilité du projet avait toutefois suscité des interrogations au sein du gouvernement. En novembre 2025, Jean-Pierre Bemba avait lui-même appelé à disposer d'études de faisabilité et d'une étude financière suffisamment détaillées avant d'avancer sur le dossier. La réunion du 16 juillet intervient donc dans un contexte où la coordination entre les institutions, la clarification des mécanismes de financement et la résolution des contraintes techniques apparaissent comme des conditions importantes pour la suite du projet.
Au-delà de la construction ou de la modernisation des infrastructures ferroviaires, MétroKin représente un enjeu important pour la mobilité à Kinshasa. La mise en service d'un réseau de transport collectif moderne pourrait contribuer à réduire la pression exercée sur les routes, faciliter les déplacements entre les différents quartiers et améliorer l'accès aux principaux pôles d'activités de la capitale.
La rencontre présidée par Jean-Pierre Bemba vise ainsi à renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés engagés dans le projet. La réussite de MétroKin dépendra notamment de la capacité des parties prenantes à résoudre les questions liées aux emprises, à sécuriser durablement le financement et à assurer la faisabilité technique et opérationnelle des différentes phases du programme.
Jean-Baptiste Leni