Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a procédé, le samedi 12 septembre 2026, à la remise des documents de formalisation des entreprises des jeunes, lors d'une cérémonie organisée à Kinshasa par le FSPEEJ.
Les dossiers de formalisation comprennent la liasse documentaire, notamment un numéro de registre de commerce, une identification nationale, un numéro de certification de l’ONEM, un numéro de certificat de l’INPP, un autre numéro de certificat de la CNSS, mais aussi un numéro d'impôt et une lettre du ministère de l’Environnement.
Dans son mot, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a insisté sur le fait que l’emploi des jeunes constitue l’un des défis majeurs auxquels le pays doit apporter des réponses durables.
« Notre devoir est de créer un environnement dans lequel chaque jeune peut valoriser ses compétences, exercer activement un métier et construire son avenir. L’État ne peut à lui seul absorber toute la demande d’emploi, mais il ne peut pas davantage abandonner la jeunesse à elle-même », a martelé Félix Antoine Tshisekedi.
Le Chef de l’Etat a formulé quelques directives à la Première ministre, Cheffe du gouvernement, pour renforcer les passerelles entre les entreprises formalisées, les marchés publics, les secteurs privés, les formations, les chaînes de souveraineté et les possibilités offertes par le commerce régional.
Des instructions présidentielles au gouvernement
«J'instruis le gouvernement, sous la coordination de Mme la Première ministre, de travailler au renforcement substantiel du FSPEEJ. Cela devra se faire autour de ces priorités : renforcer et sécuriser les moyens d'action du Fonds ; adapter ses instruments aux différentes étapes de la vie d'une entreprise ; organiser un accompagnement après la formalisation », a martelé le Président de la République.
Par ailleurs, il a averti que la formalisation ne doit pas devenir une porte ouverte aux tracasseries administratives ou à une pression fiscale disproportionnée.
"Elle doit être un passeport vers des possibilités économiques. Elle ne doit pas être l’aboutissement de l’accompagnement public, mais en constituer le commencement", a insisté le Chef de l'État.
À son tour, la ministre de la Jeunesse, Grâce Emie Kutino, a rappelé que la jeunesse congolaise n'est pas seulement la relève de demain, elle est une force du présent, une énergie nationale, une puissance de création, d'innovation, mais surtout de transformation.
Près de 1.127 entreprises de jeunes formalisées
À ce jour, près de 1.127 entreprises de jeunes, issues de quatre provinces de la République démocratique du Congo, ont été formalisées grâce au Fonds spécial pour la promotion, l'entrepreneuriat et l'emploi des jeunes (FSPEEJ) et à l'accompagnement de la ministre de la Jeunesse, Grâce Emie Kutino.
« Cette deuxième phase comprend 780 entreprises, précisément 537 pour Kinshasa, 129 pour le Haut-Katanga, et 114 pour le Kasaï oriental. La première cohorte concernait deux provinces : Kinshasa et le Kongo Central. Pour la capitale, 321 entreprises ont été formalisées et 26 pour le Kongo Central », a renseigné Joseph Mbuyi, Directeur général du FSPEEJ.
Pour le représentant des bénéficiaires, Jeef Makobi Kwete, cette formalisation est une aubaine. Il tourne la page du calvaire vécu par les jeunes entrepreneurs pour parvenir à une existence économique légale.
« Recevoir les documents officiels de son entreprise, ce n'est pas recevoir de simples papiers, c’est recevoir une identité juridique, une reconnaissance et surtout une porte ouverte vers de nouvelles opportunités », a déclaré ce jeune entrepreneur.
L'ambition traduite en acte dans ce projet s'inscrit pleinement dans la vision portée par le programme présidentiel Debout Jeunes Congolais, dont l'objectif est de faire de la jeunesse le principal moteur de la transformation économique et sociale de la RDC.
Bienvenu Ipan