Le ministre des Finances a fait valider au Conseil, le Projet de Loi portant reddition des comptes de la Loi de Finances n°24/011 du 20 décembre 2024 pour l'exercice 2025, telle que modifiée par la Loi de finances rectificative n°25/044 du 28 juin 2025.
"À la clôture de l'exercice budgétaire 2025, les recettes du Budget du Pouvoir central ont été réalisées à hauteur de 40 559,66 milliards de FC, soit un taux de réalisation de 80,01 %", précise le compte-rendu.
S'agissant particulièrement des recettes internes, elles ont été réalisées, à titre de rappel, à près de 91% des prévisions, pour un montant de 27 849,49 milliards de FC. Ce niveau de réalisation est principalement attribuable aux résultats enregistrés par les régies financières, notamment :
- Les recettes des impôts (hors pétroliers et miniers) : 9.996,86 milliards de FC, pour un taux de réalisation de 117,28% ;
- Les recettes des douanes et accises (hors minières) : 4.892,69 milliards de FC, pour un taux de réalisation de 123,23% ;
- Les recettes non fiscales encadrées par la DGRAD (hors pétroliers et miniers) : 2.655,81 milliards de FC, soit un taux de réalisation de 105,83 %.
" Ces performances, toutes supérieures aux assignations initiales, témoignent des efforts soutenus du gouvernement en matière de mobilisation des ressources intérieures en dépit d'un contexte économique et sécuritaire particulièrement contraignant", a-t-on renseigné.
" Concernant les dépenses du Pouvoir central, elles ont été exécutées à concurrence de 40.661,41 milliards de FC, soit un taux d'exécution de 80,21%", ajoute la source.
Et de poursuivre:
"En termes de résultats, le Budget général accuse un déficit de 1.000,12 milliards de FC, tandis que les Budgets annexes et les Comptes spéciaux dégagent respectivement des excédents de 49,48 milliards de FC et 848,89 milliards de FC. Après consolidation de l'ensemble des opérations budgétaires du Pouvoir central, il s’est dégagé un déficit global de 101,75 milliards de FC au 31 décembre 2025".
" Le déficit du Budget général a été couvert essentiellement par les ressources résultant des émissions de bons et obligations du Trésor ainsi que par les appuis budgétaires, conformément à l'engagement du gouvernement de ne pas recourir au financement monétaire pour couvrir le déficit budgétaire. Après en avoir exposé l’économie, il a indiqué que l'exercice 2025 s'est déroulé dans un contexte critique marqué par l'aggravation de la crise sécuritaire à l'Est, imposant une intensification des dépenses de défense. L'État a dû concilier ces impératifs régaliens avec la continuité des investissements sociaux prioritaires, tout en préservant les équilibres macroéconomiques", a-t-on indiqué.
Bienvenu Ipan