Dans sa communication lors de la quatre-vingt-dix-huitième réunion ordinaire du Conseil des ministres, le Président de la République a insisté sur une réponse urgente, coordonnée et résolument axée sur les résultats afin d’augmenter l’accès de la population congolaise à l’eau potable, grâce à un service fiable, continu et de qualité. Ce qui est un droit fondamental garanti par l’article 48 de notre Constitution.
Le Pacte présidentiel pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement traduit ainsi son engagement à faire de ce secteur une priorité nationale, avec l’ambition, à l’horizon 2035, de porter l’accès à l’eau potable à au moins 60%, celui à l’assainissement et à l’hygiène à 50%, et de garantir des services appropriés dans au moins 80% des écoles et établissements de santé, objectifs qui doivent désormais se traduire par des investissements, des infrastructures fonctionnelles et des résultats concrets et mesurables pour nos populations.
"A cet égard, il a précisé que les projets et programmes en cours, notamment PAEEPA, KIN ELENDA, AGREE, PASEA et PRISE, ainsi que les autres initiatives financées sur ressources propres ou avec l’appui de nos partenaires, doivent connaître une nette accélération, les financements disponibles ne pouvant davantage être entravés par des lenteurs administratives, des insuffisances dans la préparation des dossiers ou des conflits de compétence", a-t-on lu dans le compte-rendu de la réunion du gouvernement.
"En conséquence, le Président de la République a instruit le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, sous la coordination de la Première ministre, de présenter un tableau de bord consolidé, actualisé mensuellement, de l’ensemble des projets d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement, précisant notamment leur localisation, leur financement, leur niveau d’exécution, la situation des paiements, les contraintes rencontrées ainsi que le calendrier de leur achèvement", a-t-on renseigné.
Le document précise :
"Il lui revient, parallèlement, d’identifier et de faire lever les défis administratifs, techniques et financiers affectant l’exécution de ces projets, en définissant, pour chacun d’eux, les mesures correctives, les responsabilités et les échéances requises, en vue de résorber les contraintes évitables avant la fin de l’année 2026. Il devra, en outre, établir, pour chacune des vingt-six provinces, un portefeuille prioritaire de projets d’alimentation en eau potable, assorti des études, coûts, délais et sources de financement envisagées, en accordant la priorité aux zones les moins desservies. Il veillera également à renforcer l’accompagnement de la REGIDESO, tout en maintenant des exigences strictes de performance, de transparence, de maîtrise des charges, de maintenance des infrastructures et d’amélioration de la qualité du service".
Pour leur part, le vice-Premier ministre, ministre du Budget, et le ministre des Finances devront présenter un état actualisé des créances de la REGIDESO sur l’Etat, assorti d’un calendrier ferme d’apurement des arriérés et d’un mécanisme destiné à prévenir leur reconstitution.
Bienvenu Ipan