La gouvernance de la future Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV) de Kinshasa a été au cœur d’un atelier stratégique organisé ce jeudi. Pour Tom Kisenda, coordonnateur de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), cette rencontre est un moment très important tout en précisant que l’assainissement liquide doit désormais être érigé en priorité, tant au niveau provincial que national.
« Aujourd’hui, l’assainissement liquide doit vraiment être porté non seulement au niveau provincial, mais aussi au niveau national », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Deskeco
Selon lui, la future STBV, une première pour la ville de Kinshasa, marque le début d’une nouvelle approche dans la gestion des boues de vidange. Il a souligné que le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, a accepté de porter personnellement cette initiative, témoignant ainsi de l’importance accordée à cette problématique.
Tom Kisenda a indiqué que cette infrastructure permettra à la population de mesurer les efforts consentis par les autorités pour améliorer la gestion des déchets liquides. Il nourrit également l’ambition de voir la capitale se doter, à terme, de plusieurs autres stations de traitement, à l’image de pays comme le Sénégal, où ce type d’infrastructures est déjà largement développé.
Le coordonnateur de la CDUK a précisé que l’objectif principal de l’atelier était de définir le modèle de gouvernance de la future station.
« Les stations seront construites, mais la véritable question est de savoir comment elles seront gérées et par qui. La province et le secteur privé auront chacun un rôle à jouer dans leur exploitation », a-t-il expliqué.
Présent à ces assises, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a salué une avancée majeure dans la politique d’assainissement de la capitale. Il a rappelé que la gestion des déchets ne se limite pas aux ordures solides visibles dans les rues, mais concerne également les déchets liquides, notamment les matières de vidange.
« Kinshasa franchit une étape très importante dans la gestion de ses déchets liquides. Une ville de près de 20 millions d’habitants avait besoin d’une telle infrastructure pour apporter une solution durable au traitement des boues de vidange », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le gouverneur a également salué l’accompagnement de la Banque mondiale, du Gouvernement de la République, de la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O) et de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), qui ont contribué à la concrétisation de ce projet.
Divine Mbala