Corridor de Lobito : Herman Cohen salue l’accord ferroviaire signé entre la RDC et l’Angola

Herman Cohen
Herman Cohen
PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

Le Corridor de Lobito entre dans une nouvelle phase. L’ancien ambassadeur américain Herman J. Cohen salue la signature, le 26 août 2026 à Kinshasa, du contrat de concession ferroviaire portant sur la ligne Dilolo-Sakania, un maillon essentiel de la connexion entre la République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et le port angolais de Lobito.

Le contrat, signé entre la RDC et Mota-Engil Africa en présence des présidents Félix Tshisekedi et João Lourenço, prévoit la réhabilitation, la modernisation, l’exploitation et la maintenance d’une ligne d’environ 1 004,5 kilomètres reliant notamment Dilolo, Kolwezi, Tenke, Lubumbashi et Sakania au réseau ferroviaire angolais. L’investissement indicatif est estimé à près de 1,258 milliard de dollars pour une concession de 30 ans.

Réagissant à cette avancée, Herman Cohen, qui affirme avoir contribué au lancement du Corridor de Lobito, estime que celui-ci est désormais appelé à prendre une nouvelle dimension. Selon lui, la modernisation de cette liaison devrait permettre d’améliorer considérablement l’acheminement des minerais de la RDC et de la Zambie vers la côte atlantique.

L’ancien responsable américain souligne notamment l’objectif de réduire le temps de transport des minerais, qui pourrait passer d’environ un mois à une semaine, tout en diminuant les coûts logistiques. Une évolution qui renforcerait l’attractivité de cette voie d’exportation face aux autres itinéraires utilisés pour acheminer les minerais de la région.

Herman Cohen salue également l’implication des États-Unis dans le projet. Washington avait annoncé un financement pouvant atteindre un milliard de dollars pour soutenir la réhabilitation du tronçon congolais du corridor, à travers la U.S. International Development Finance Corporation (DFC).

Pour l’ancien diplomate, cet investissement constitue aussi une occasion pour les États-Unis de renforcer leurs relations économiques avec l’Afrique, particulièrement avec la RDC, riche en cuivre et en cobalt. Il estime que la présence importante d’entreprises chinoises dans l’exploitation de ces minerais rend nécessaire, pour Washington, le développement de nouveaux partenariats économiques sur le continent.

Le Corridor de Lobito apparaît ainsi comme un point de convergence entre les intérêts économiques africains et américains. Pour la RDC et la Zambie, il offre une voie ferroviaire plus directe vers l’Atlantique, tandis que les États-Unis cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et à accroître les investissements américains en Afrique. Washington estime d’ailleurs que le projet doit favoriser les investissements américains et alliés en RDC.

Pour Herman Cohen, cette dynamique peut donc profiter à toutes les parties : aux pays africains en améliorant leurs infrastructures et leurs échanges, et aux États-Unis en renforçant leurs liens économiques avec le continent.

Jean-Baptiste Leni

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