Nicolas Kazadi : «Le chemin de fer est une grande faiblesse» de l’économie congolaise

Photo d'illustration
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PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

Invité lors d’un Space organisé sur X par le journaliste Stanis Bujakera, le mercredi 2 septembre 2026, l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a livré son diagnostic sur l’économie congolaise. Il a notamment évoqué les défis liés aux infrastructures de transport, à l’énergie et à la qualité des ressources humaines. 

Selon Nicolas Kazadi, le déficit en infrastructures de transport constitue encore un frein majeur au développement économique du pays. Il pointe particulièrement le retard accumulé dans le secteur ferroviaire.

« Il y a la question des voies de communication. Nous avons pris un grand retard que nous essayons de rattraper. Le chemin de fer, c’est une grande faiblesse », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, l’ancien ministre s’est dit satisfait de la signature des accords liés au corridor de Lobito, qu’il considère comme une étape historique pour la RDC. Il estime toutefois que la réussite de ce projet dépendra de la mise en place d’une gouvernance efficace et d’une ingénierie adaptée.

Accélérer les investissements dans l’énergie

Nicolas Kazadi a également insisté sur la nécessité d’accélérer les investissements dans le secteur énergétique. Il estime que la RDC doit rattraper son retard, notamment en matière d’exploitation de son potentiel hydroélectrique.

« L’énergie, il faut aller encore plus vite parce qu’on a pris du retard sur Inga », a-t-il souligné, tout en appelant à ne pas limiter les efforts à la seule production d’électricité.

Pour lui, le développement du secteur doit également porter sur le transport et la distribution de l’énergie, afin de permettre à la production supplémentaire de bénéficier réellement à l’économie et aux populations.

Le changement de mentalité, « premier chantier » du pays

Au-delà des infrastructures, Nicolas Kazadi considère que la question des ressources humaines constitue un autre défi majeur pour la RDC. La formation, selon lui, ne suffit pas à elle seule : elle doit être accompagnée d’une évolution des mentalités.

« Il faut que la ressource humaine soit encore prise en charge, pas seulement en termes de formation, mais en termes de mentalité. Pour moi, le changement de mentalité est le premier chantier de ce pays », a-t-il conclu son propos 

Divine Mbala

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