Le rythme de progression des prix intérieurs a légèrement ralenti au cours de la troisième semaine de juillet 2026. Selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,18 %, contre 0,20 % la semaine précédente.
La BCC souligne que, malgré cette décélération, la dynamique inflationniste demeure largement portée par les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées, qui ont contribué à hauteur de 74,2 % à l’inflation globale, contre 76,6 % une semaine auparavant.
L’institut d’émission explique que cette pression persistante sur les prix des denrées alimentaires s’explique par le poids important de ces produits dans le panier de consommation des ménages, mais aussi par les difficultés d’approvisionnement des marchés, les contraintes logistiques, l’insuffisance des infrastructures de transport ainsi que les effets saisonniers qui affectent l’offre de certains produits vivriers.
La fonction « Transports » s’est, quant à elle, imposée comme le deuxième principal facteur de hausse des prix, avec une contribution de 8,3 %, contre 2,7 % la semaine précédente. Cette évolution traduit principalement le renchérissement des coûts de déplacement des personnes et du transport des marchandises, dans un contexte marqué par des coûts logistiques élevés et des difficultés d’acheminement de certains produits.
Sur le plan annuel, la BCC indique que le taux d’inflation en cumul annuel a atteint 5,4 %, contre 5,0 % à la même période en 2025. En glissement annuel, l’inflation s’est établie à 3,0 %, en nette baisse par rapport aux 7,9 % enregistrés un an plus tôt.
Selon la Banque centrale, cette évolution des prix reste principalement alimentée par les tensions observées sur le marché des produits pétroliers. Dans plusieurs zones du pays, les prix pratiqués à la pompe demeurent supérieurs aux tarifs réglementés, en raison des difficultés d’approvisionnement et du non-respect du zonage des prix.
Divine Mbala