Couloir Vert Kivu-Kinshasa : l’ACEDH alerte sur 23 cas de poursuites contre des défenseurs de l’environnement

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PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

L’Action pour la défense des droits de l’homme et de l’environnement (ACEDH) tire la sonnette d’alarme sur la multiplication des poursuites judiciaires et autres formes de persécution visant les défenseurs de l’environnement dans et autour de la zone couverte par le Couloir Vert Kivu-Kinshasa.

Dans un rapport rendu public ce 18 septembre 2026, l’organisation affirme avoir documenté 23 cas de poursuites judiciaires jugées abusives au cours de l’année. Les personnes concernées comprennent notamment des leaders communautaires, des activistes climatiques et des membres des peuples autochtones.

Selon l’ACEDH, ces cas ont été recensés principalement dans la Tshopo (29 %), suivie du Maniema, du Haut-Uélé et du Nord-Kivu (13 % chacun), du Bas-Uélé (8 %), ainsi que de la Mongala, du Sud-Ubangi, de l’Équateur, de Kinshasa et du Kongo-Central (4 % chacun).

L’organisation estime que ces pratiques contribuent à la restriction de l’espace civique et peuvent entraîner la peur, la méfiance, des tensions au sein des communautés ainsi qu’une perte de confiance envers les institutions. Elle met particulièrement en cause les risques liés aux activités minières et forestières dans les zones concernées.

Pour l’ACEDH, la réussite du Couloir Vert Kivu-Kinshasa ne doit pas seulement être évaluée à travers l’étendue des espaces protégés, mais également à travers la capacité des institutions à garantir les droits humains et la participation des communautés locales.

L’organisation appelle ainsi les autorités congolaises à examiner les procédures dénoncées, à garantir les droits fondamentaux des personnes poursuivies et à prévenir toute instrumentalisation de la justice.

Elle recommande notamment l’ouverture d’enquêtes sur les cas documentés, le renforcement de la transparence dans les mécanismes de conservation, la participation effective des communautés aux décisions concernant leurs territoires et la mise en place de mécanismes permettant aux défenseurs de signaler les menaces et intimidations.

L’ACEDH invite enfin les autorités, les partenaires et les entreprises opérant dans les secteurs extractif et foncier à renforcer leurs obligations de diligence raisonnable et à respecter les droits humains dans leurs activités.

Divine Mbala

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