Le ministre de la Pêche et Élevage, Jean-Pierre Tshimanga, a affirmé que les bateaux de pêche commandés par le gouvernement et livrés à la République démocratique du Congo ne sont pas adaptés aux réalités du pays.
Invité à l’émission « Redevabilité », consacrée au bilan de la première année du gouvernement Suminwa 2, Jean-Pierre Tshimanga est revenu sur les difficultés liées à l’acquisition des bateaux de pêche commandés par l’État congolais.
Selon le ministre, les spécificités du contexte congolais n’avaient pas suffisamment été prises en compte lors de la préparation du dossier d’appel d’offres.
« Lorsque nous avons confectionné le document d’appel d’offres de ces bateaux, nous n’avons pas tenu compte de leurs spécificités. Les bateaux commandés sont d’une même catégorie. Ce n’est pas normal. Il fallait commander deux catégories différentes », a-t-il expliqué.
Jean-Pierre Tshimanga a notamment évoqué les caractéristiques des eaux congolaises et la configuration de la côte maritime du pays, longue d’environ 42 kilomètres.
« Nous n’avons pas tenu compte de nos réalités de terrain. Les courants d’eau en RDC sont très forts et notre côte maritime ne s’étend que sur 42 kilomètres. Malheureusement, ces éléments n’avaient pas été pris en compte lors de la préparation de l’appel d’offres », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, une nouvelle démarche a été engagée avec la société ayant fourni les premiers bateaux, cette fois avec l’accompagnement du FPI.
« La société qui nous a fourni les bateaux s’est proposée, mais cette fois avec le soutien du FPI, financièrement et techniquement, pour que nous puissions relancer ces bateaux. C’est ce que nous sommes en train de faire », a précisé le ministre.
Le gouvernement attend désormais la finalisation de cette opération afin de permettre la mise en service des embarcations et d’accroître l’offre de produits issus de la pêche au bénéfice de la population.
« Nous attendons jusque-là pour pouvoir mettre ces bateaux sur l’eau et que la population bénéficie de la production provenant de ces bateaux », a conclu Jean-Pierre Tshimanga.
Divine Mbala