Selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) publié ce mardi par Transparency International, la République démocratique du Congo est, pour la énième fois, classée parmi les 20 pays les plus corrompus au monde en 2025. Le pays obtient un score de 20 sur 100 et se situe dans le bas du classement mondial, au sein d’une région (l’Afrique subsaharienne) qui demeure la moins performante de l’indice, avec une moyenne régionale de 32 points. Sur les 49 pays évalués en Afrique subsaharienne, seuls quatre affichent un score supérieur à 50, souligne l’ONG.
En effet, Transparency International indique que depuis 2012, dix pays de la région ont vu leur situation se dégrader de manière significative, tandis que seuls sept se sont améliorés, illustrant l’inefficacité des efforts actuels de lutte contre la corruption. La RDC s’inscrit dans cette dynamique de stagnation, sans amélioration notable de son score sur la période récente.
La corruption se manifeste dans la plupart des cas dans la gestion des finances publiques et a notamment pour conséquences d’entraver l’accès des individus à des services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’eau et les infrastructures de base. La classe politique est également pointée du doigt, et les gouvernements doivent prendre des mesures pour juguler cette situation et renforcer la démocratie.
« La corruption dans le secteur public frappe toujours plus durement les personnes les plus vulnérables », a déclaré Paul Banoba, conseiller régional pour l’Afrique chez Transparency International, appelant les gouvernements africains à traduire leurs engagements en « mesures décisives », notamment par le renforcement des institutions de contrôle, la transparence et la protection de l’espace civique.
Pourtant, en RDC, le gouvernement affirme lutter contre la corruption, notamment par la création de structures telles que la Cellule nationale des renseignements financiers, qui combat le blanchiment des capitaux et l’enrichissement illicite.