Intervenant ce mercredi 2 avril en visioconférence devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française sur la situation sécuritaire à l'Est, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a appelé le gouvernement congolais à signer des partenariats « gagnant-gagnant » avec des entreprises crédibles en vue de promouvoir une exploitation minière légale qui profite à tous, y compris à la population locale.
Il appelle le gouvernement à inclure certains pays, tels que le Rwanda, la France ainsi que les États-Unis, au lieu de demeurer uniquement avec la Chine.
« Le gouvernement doit mettre en place un mécanisme de partenariat "gagnant-gagnant" avec le Rwanda, les Américains ainsi que les Français, pour que tout le monde y trouve son compte, y compris la population », a-t-il déclaré.
Il a, par la même occasion, fait appel à la Francophonie pour organiser une conférence régionale en vue d'accompagner ce mécanisme. L'exécutif provincial du Sud-Kivu demande, par ailleurs, le respect de l'accord d'Addis-Abeba, signé le 24 février 2013, qui est censé mettre fin à l'un des conflits les plus meurtriers et résoudre les causes profondes de la violence et des guerres à répétition dans l'Est de la République démocratique du Congo.
« L'accord d'Addis-Abeba, ratifié par tous les chefs d'État de la région d'Afrique, reste le seul accord permettant de trouver une issue à cette crise », a-t-il indiqué.
En outre, le gouverneur a révélé qu'en l'espace de six mois depuis son accession à la tête de la province, il avait récupéré plus de 200 concessions minières exploitées illégalement et les avait restituées au gouvernement congolais.
Divine Mbala