Répondant à une question lors du café de presse organisé jeudi 29 octobre dernier à Kinshasa par le Cadastre minier (CAMI) de la République démocratique du Congo (RDC), Kobold Metals, une entreprise technologique minière américaine fondée en 2018 et soutenue par des investisseurs comme Bill Gates et Jeff Bezos, a expliqué son approche d’intégrer l’intelligence artificielle à l’exploration minière.
Selon Benjamin Katabuka, Directeur général de Kobold Metals en RDC, l’IA est avant tout entraînée à des analyses et des prédictions. « Elle apprend vite que l’être humain ».
Benjamin Katabuka explique que les données collectées par les géologues sur le terrain, notamment les échantillons au sol, les levées aéroportées, ainsi que les données des forages, alimentent l’IA, qui en fait des prédictions.
« Ces prédictions-là nous permettent de faire des hypothèses que nous allons tester sur le terrain », insiste-t-il.
Toutefois, il indique que toutes les prédictions de l’IA ne sont pas « bonnes » ou correctes.
« Ce sont des indications. Chaque jour, le système est entraîné, on le nourrit de données, il s’améliore au fur et à mesure qu’il est nourri de nouvelles données. C’est ça l’IA. C’est un outil qu’il faut nourrir chaque fois avec de nouvelles données pour le rendre beaucoup plus performant et meilleur », a indiqué Benjamin Katabuka.
Précisons que Kobold a obtenu 14 permis d’exploration couvrant plus de 3 000 km², répartis dans les provinces du Tanganyika, du Haut-Lomami et du Haut-Katanga. L’entreprise prévoit d’investir plus de 50 millions de dollars en RDC d’ici début 2027 et collecte en moyenne 2 000 échantillons de sol par semaine depuis avril.
En juillet 2025, Kobold a signé un accord de principes avec le gouvernement de la RDC, en présence du président Félix Tshisekedi, orienté vers trois grands axes, à savoir :
La numérisation des données géologiques nationales, dont une partie du travail a été réalisée avec l’Université de Lubumbashi ; l’exploration minière assistée par intelligence artificielle ; ainsi que le développement du projet de lithium à Manono.
Bruno Nsaka