Lutte contre les flux financiers illicites : 46,75 millions USD d’avoirs criminels saisis et confisqués en RDC entre 2022 et 2025

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PAR Deskeco - , Dans Corruption

Entre 2022 et décembre 2025, les autorités congolaises ont effectué environ 540 contrôles sur pièces et sur place dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Sur le plan judiciaire, 246 enquêtes ont été menées, donnant lieu à environ 100 poursuites judiciaires, 31 saisies et 13 confiscations d’avoirs d’origine criminelle, évalués à près de 46,75 millions de dollars américains.

Ces chiffres communiqués, ce vendredi 30 octobre,par le ministère des Finances à la suite de la décision du Groupe d’action financière (GAFI) de retirer la République démocratique du Congo (RDC) de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ».

Selon le ministère, ces résultats s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour améliorer l’efficacité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FTP).

Les efforts déployés ont notamment porté sur le renforcement du cadre juridique et réglementaire, la supervision fondée sur les risques, les capacités opérationnelles de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), les enquêtes financières et les poursuites pénales. Ils ont également concerné les mécanismes de saisie et de confiscation des produits du crime, l’application des sanctions financières ciblées ainsi que la coopération nationale et internationale.

Cette mobilisation a impliqué plusieurs institutions publiques, notamment la CENAREF, l’ARCA et la Banque centrale du Congo (BCC), ainsi que les administrations compétentes, les autorités judiciaires et les acteurs concernés du secteur privé.

L’achèvement des 23 actions prévues dans le plan convenu avec le GAFI a ainsi permis à la RDC d’obtenir son retrait de la liste grise, mettant fin à son placement sous surveillance renforcée par cette organisation internationale.

Réagissant à cette évolution, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a estimé que cette décision constitue une avancée pour l’intégrité du système financier congolais et sa crédibilité sur la scène internationale.

« Cette décision constitue une étape majeure pour l’intégrité du système financier et la crédibilité financière internationale de la République démocratique du Congo. Elle témoigne des efforts conjugués de nos institutions nationales et de leur détermination à mettre en œuvre des réformes durables, conformes aux normes internationales », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette reconnaissance, le gouvernement espère que ces avancées contribueront à renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires financiers, à consolider les relations de correspondance bancaire et à faciliter les paiements transfrontaliers ainsi que les échanges commerciaux internationaux.

Le ministère des Finances estime également que cette évolution pourrait favoriser la mobilisation des investissements dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines, l’énergie, l’industrie et les infrastructures. Il souligne toutefois que la concrétisation de ces perspectives reste conditionnée à la poursuite des réformes, au renforcement de l’intégrité du système financier et à l’amélioration du climat des affaires.

Divine Mbala

 

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