Depuis quelques jours, des informations particulièrement alarmistes circulent dans certains médias et sur les réseaux sociaux au sujet de la situation des travailleurs de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). Ces publications présentent une institution prétendument plongée dans une crise sociale profonde, des travailleurs qui seraient abandonnés à leur sort et, plus grave encore, une prétendue revendication collective visant le départ du Président du Collège, Christian Katende. En notre qualité de Délégation syndicale, nous tenons à rétablir formellement la vérité : ce récit ne correspond pas à la réalité de la situation sociale au sein de l’ARPTC.
Les travailleurs n’ont jamais réclamé le départ du Président du Collège
Contrairement à ce qui est présenté dans certaines publications, les travailleurs de l’ARPTC n’ont jamais mandaté leur Délégation syndicale pour réclamer le départ du Président du Collège, Christian Katende. Aucune assemblée des travailleurs, aucune résolution syndicale et aucun acte officiel de la Délégation syndicale ne peut être produit pour établir une telle revendication. Il convient donc de ne pas attribuer aux travailleurs des positions qu’ils n’ont jamais prises. La Délégation syndicale est parfaitement consciente de son rôle. Elle représente les intérêts professionnels et sociaux des agents et privilégie, dans l’exercice de son mandat, le dialogue avec l’employeur, la concertation et le respect des mécanismes prévus par les textes.
Une réalité sociale bien différente de celle décrite sur les réseaux sociaux
Il est également inexact de présenter les travailleurs de l’ARPTC comme des agents abandonnés ou évoluant dans des conditions sociales catastrophiques. Les conditions sociales des travailleurs ont connu des améliorations importantes au cours des dernières années. Ces avancées doivent être reconnues avec objectivité et honnêteté. Le Président du Collège, Christian Katende, a engagé son action dans une approche managériale visant à renforcer le fonctionnement de l’institution, à améliorer son organisation et à accompagner l’évolution d’un secteur devenu stratégique pour l’économie et la souveraineté numériques de la République démocratique du Congo. Il est donc pour le moins surprenant de voir apparaître, dans l’espace public, un récit présentant les travailleurs comme étant unanimement hostiles à celui qui dirige aujourd’hui l’institution. Ce n’est tout simplement pas la position des travailleurs.
La retraite n’est ni une sanction ni une condamnation
Une autre confusion doit être dissipée concernant les agents arrivés en fin de carrière. La mise à la retraite des travailleurs concernés n’est ni une sanction, ni une mesure punitive, encore moins une condamnation à la misère. Elle intervient conformément aux dispositions statutaires et administratives applicables au personnel de l’ARPTC. Les agents concernés ont atteint le terme de leur carrière professionnelle. Leur situation est donc traitée dans le cadre des procédures prévues par les textes qui régissent l’institution. Il est dès lors particulièrement regrettable de transformer une procédure administrative normale de fin de carrière en une campagne médiatique laissant croire à une volonté délibérée de nuire aux travailleurs. La retraite constitue une étape normale de la vie professionnelle. Elle doit naturellement être organisée dans le respect des droits des agents et des dispositions statutaires applicables.
Qui cherche réellement à créer la polémique?
Face à l’ampleur prise par certaines publications, une question mérite d’être posée : à qui profite réellement la présentation d’une ARPTC prétendument en pleine crise sociale ? La Délégation syndicale constate que certaines polémiques sont entretenues et amplifiées par des personnes qui ne parlent pas au nom des travailleurs et qui semblent poursuivre des objectifs étrangers à la défense des intérêts du personnel. Il appartient à chacun de s’interroger sur les motivations de ceux qui cherchent à faire croire que les travailleurs réclamerait le départ du Président du Collège.
Pour notre part, nous constatons surtout que certaines attaques répétées contre Christian Katende interviennent dans un contexte où des intérêts particuliers semblent vouloir remettre en cause la direction actuelle de l’ARPTC. La Délégation syndicale ne saurait cautionner une telle instrumentalisation des travailleurs. Les travailleurs ne sont pas une arme au service des ambitions de ceux qui souhaitent simplement voir un autre Président à la tête de l’ARPTC. Si certains ont des comptes à régler ou des ambitions à faire valoir, qu’ils les assument en leur nom propre. Qu’ils ne parlent surtout pas au nom des travailleurs.
Le Président Katende peut compter sur le respect des travailleurs
Il est important de le rappeler : la reconnaissance du travail accompli par la direction ne signifie pas que le syndicat renonce à son rôle. Un syndicat responsable peut défendre les intérêts des travailleurs tout en reconnaissant les efforts accomplis par l’employeur. C’est précisément notre position. Christian Katende demeure le Président du Collège de l’ARPTC et, dans le cadre institutionnel qui est le sien, il mérite que son action soit appréciée sur la base des faits et non à partir de campagnes orchestrées sur les réseaux sociaux. Nous ne prétendons pas que tout est parfait. Comme dans toute institution, des préoccupations peuvent exister et doivent pouvoir être discutées. Mais entre une difficulté qui peut être réglée par le dialogue social et la fabrication médiatique d’une prétendue crise générale, il existe une différence fondamentale.
Attention aux manipulations des réseaux sociaux
Une publication largement partagée ne devient pas pour autant une vérité. Certaines affirmations récemment diffusées relèvent d’interprétations, de commentaires ou d’allégations qui ne peuvent être présentés comme la position officielle des travailleurs de l’ARPTC. La Délégation syndicale ne reconnaît donc pas les propos attribués collectivement aux travailleurs et appelant au départ du Président du Collège. Nous appelons les agents, les partenaires de l’ARPTC et l’opinion publique à faire preuve de discernement et à rechercher la position officielle des représentants du personnel avant de tirer des conclusions.
Une Délégation syndicale attachée au dialogue
Notre responsabilité est de défendre les intérêts professionnels et sociaux des travailleurs, tout en contribuant à la stabilité de l’institution. Lorsqu’une difficulté se présente, nous privilégions le dialogue, la concertation et les mécanismes institutionnels. Nous ne voulons pas d’une ARPTC transformée en terrain de confrontation entre individus ou entre groupes poursuivant des intérêts particuliers. Nous voulons une ARPTC stable, performante et respectueuse de ses travailleurs. C’est pourquoi nous continuerons à dialoguer avec la direction, notamment sur les questions relatives aux carrières, aux conditions de travail et aux départs à la retraite.
Une mise au point sans ambiguïté
Il faut donc que les choses soient dites clairement : les travailleurs de l’ARPTC ne sont pas en révolte contre leur institution. Ils n’ont jamais réclamé le départ de Christian Katende. Ils ne sont pas les auteurs de la campagne actuellement diffusée sur les réseaux sociaux. Les agents arrivés en fin de carrière sont traités dans le cadre des dispositions statutaires applicables à l’ARPTC. Quant aux campagnes qui cherchent à faire croire à une fronde générale des travailleurs, elles ne reflètent pas la position de la Délégation syndicale. Ceux qui souhaitent voir un autre Président à la tête de l’ARPTC doivent avoir le courage de porter eux-mêmes cette revendication et cesser de l’attribuer aux travailleurs. La Délégation syndicale continuera, pour sa part, à défendre les intérêts des agents, à préserver le dialogue social et à accompagner les efforts visant à consolider les acquis de l’institution. L’ARPTC n’a pas besoin d’une guerre interne. Elle a besoin de stabilité, de dialogue social et d’un management responsable tourné vers l’avenir.
Avoki, Président a.i. de la Délégation syndicale/ARPTC