Le DG de Kibali Gold mines propose 4 pistes pour une meilleure cohabitation entre les industriels et les artisanaux miniers

DG de KIbali
PAR Deskeco - 24 fév 2020, Dans Mines

Les exploitants artisanaux dans le secteur des mines ont toujours eu une cohabitation difficile avec les sociétés industrielles. Très souvent, par manque des zones d’exploitation artisanale, les artisanaux d’opérer envahissent les permis des industriels pour effectuer leurs activités.

Cette question de cohabitation entre les industriels miniers et les artisanaux a été aussi abordée au cours de l’atelier organisé par Kibali Gold Mines, du 20 au 22 février à l’hôtel Memling de Kinshasa, portant sur la conformité des opérations minières de cette entreprise aux textes et règlements nationaux et aux standards internationaux.

Devant la presse, le directeur général de Kibali Gold Mines, a fait 4 propositions, qui rentrent dans la politique de Barrick Gold Corporation, susceptibles de favoriser une meilleure cohabitation entre les sociétés minières et les artisanaux.

« C’est une question très difficile. En principe, je ne peux pas cohabiter avec les creuseurs artisanaux dans mon permis. Bien que le Code minier de 2018 ouvre cette brèche,  mais il précise que cela est possible si le titulaire du titre minier consent à céder une partie de son périmètre afin que ces activités aient lieu. Mais la meilleure façon de cohabiter c’est de commencer d’abord par le respect mutuel. Les artisanaux doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas travailler dans mon permis. Et moi je dois comprendre que je ne peux pas aller travailler dans des zones artisanales. Si ce principe est respecté je crois que nous allons pouvoir bien commencer avec la cohabitation. Nous comprenons qu’il y a carence des zones d’exploitation artisanale. Voilà pourquoi depuis des années Kibali a milité, au côté des artisanaux, pour la création des zones d’exploitation artisanale. Nous avons fait intervenir nos géologues qui sont descendus sur différentes zones avec potentiel avéré. Les études ont été faites et mises à la disposition des autorités compétentes. Et les zones d’exploitation artisanales ont été créées. Le troisième élément qui est capital parce que c’est la politique que Barrick applique sur le continent c’est que nous offrons des alternatives à des activités autres que l’exploitation minière artisanale en créant des zones agricoles, des activités agropastorales, en les formant pour que ceux qui ne peuvent aller dans l’artisanat minier l’alternative dans d’autre activités. Comme je ne cesse de le dire, lorsqu’on regarde, il y a une bonne frange des jeunes dont l’âge varie entre 15 et 22 ans qui devraient être en principe à l’école. C’est ce qui serait intéressant pour ces jeunes. Et Nous y travaillons déjà à avoir des programmes susceptibles de décourager une certaine catégorie des jeunes à se retrouver dans l’exploitation artisanale. Mais, que nous puissions les aider à réintégrer  les écoles, soit le cursus normal, pour ceux qui sont encore rattrapables, ou un cursus spécialisé  dans les écoles techniques, pour ceux qui ont déjà dépassé l’âge. Je crois que si nous abordons cette question sous ces quatre aspects, nous aurions résolu le problème. Et nous pouvons réellement parler de la cohabitation. Ça sera une cohabitation dans le sens de renforcer les capacités et créer de la valeur pour cette catégorie de la population », a déclaré Cyril Mutombo répondant à la question de la presse sur la cohabitation entre les industriels miniers et les artisanaux.

Amédée Mwarabu

 
 

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