La République démocratique du Congo dispose d’un potentiel énergétique exceptionnel qui doit constituer l’un des principaux leviers de son émergence économique, de son industrialisation et de l’amélioration des conditions de vie de ses populations.
" À cet égard, le président de la République a souligné la nécessité de renforcer notre coopération avec la République de l’Ouganda dans le domaine des hydrocarbures, particulièrement pour les ressources pétrolières du bassin transfrontalier du Lac Albert", a rapporté le compte-rendu de la quatre-vingt-seizième réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 14 août 2026 à Kinshasa.
Une feuille de route attendue
La continuité géologique des réservoirs pétroliers au-delà des frontières impose, lorsqu’un gisement est partagé, une approche concertée permettant d’en assurer une exploitation optimale et équitable.
"Il a instruit, à cet effet, la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Diaspora congolaise ainsi que la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, d’approfondir cette question et d’élaborer, en collaboration avec son Cabinet, une feuille de route visant à renforcer la coopération avec l’Ouganda, dans le strict respect de nos intérêts nationaux, de la souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources naturelles ainsi que des exigences environnementales et de protection des communautés locales", a-t-on lu.
Dans le même ordre d’idées, faisant suite à la récente mission effectuée à Luanda par la ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, concernant la Zone d’intérêt commun (ZIC) partagée avec la République d’Angola ainsi que la question de l’accès aux eaux profondes, il a instruit la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Diaspora congolaise et la ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures de travailler étroitement avec son Cabinet et de lui soumettre un rapport approfondi sur l’état de ces dossiers, leurs enjeux et les options permettant de préserver au mieux les intérêts de la République.
Un état des lieux exhaustif du secteur pétrolier et gazier
Par ailleurs, la ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures devra, en collaboration avec son Cabinet, procéder à un état des lieux exhaustif du secteur pétrolier et gazier national. Celui-ci devra notamment couvrir les actifs et réserves disponibles, les Permis de recherche et d’exploitation, l’état d’avancement des projets, les partenariats en cours, les contraintes au développement du secteur ainsi que les perspectives d’exploration, d’exploitation, de transformation et de valorisation des hydrocarbures.
Une attention particulière devra également être accordée aux infrastructures de transport, de stockage, de raffinage et de commercialisation.
Selon la source, le Président de la République a souligné que les conclusions de cet exercice devront permettre au gouvernement de disposer d’une vision actualisée et stratégique du portefeuille pétrolier et gazier national, afin d’en améliorer la gouvernance, d’attirer davantage d’investissements, d’accroître la production nationale et de maximiser sa contribution au développement économique et social du pays.
Accélérer les réformes nécessaires
" Dans cette perspective, il a instruit la ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures de mettre en place un cadre permanent de concertation entre les principales parties prenantes du secteur et d’accélérer les réformes nécessaires pour faire des hydrocarbures un véritable levier d’industrialisation, de création d’emplois et de souveraineté énergétique de la République démocratique du Congo", a poursuivi le président Tshisekedi.
Bienvenu Ipan