RDC : le corridor Sakania-Banana va permettre une baisse de 25 à 30 % des coûts de transit (Crefdl)

Photo d'illustration
Photo d'illustration
PAR Deskeco - , Dans Développement durable

Le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl) révèle que le corridor Sakania-Banana, en République démocratique du Congo (RDC), va permettre la baisse de coût de transit par conteneur de 25 à 30 % par rapport à son prix qui se situait entre 3 500 et plus de 6 000 selon la distance et la fluidité des postes frontaliers.

C’est ce qu’indique le rapport du centre de recherches, rendu public ce vendredi 23 octobre 2026 à Kinshasa.

Selon le Crefdl, d’autres avantages du corridor sont notamment la fin de la dépendance de transit des minerais vers les corridors sud (Durban, Dar es Salaam) ainsi que la baisse de coût logistique.

Le corridor va faciliter les échanges interprovinciaux entre 11 provinces, à savoir le Kongo-Central, Kinshasa, le Kwilu, le Kwango, le Kasaï, le Kasaï-Oriental, le Haut-Lomami, le Lualaba, le Haut-Katanga, unissant les centres de production aux grands marchés de consommation.

Une fois totalement asphalté, le trajet routier complet pourra se faire en 4 jours, a expliqué Valéry Madianga, coordonnateur national du Crefdl, lors de sa présentation. Le projet va créer également 55 000 emplois à terme.

Le rapport renseigne également que le coût total de la voie routière est d’environ 1,08 milliard de dollars américains et financée via le programme sino-congolais, tandis que la voie ferroviaire est évaluée entre 8 et 10 milliards de dollars américains pour transporter plus de 50 millions de tonnes de fret par an. Le port de Banana, pour sa part, aura la capacité de recevoir 32 000 conteneurs par an.

Le rapport pointe toutefois quelques déficits de transparence, de gouvernance et de non-implication citoyenne dans l’exécution du projet, qui risquent de freiner son exécution.

L’organisation appelle ainsi à l’inscription du projet dans le budget de l’État, pour que des crédits budgétaires aident à financer les études de préfaisabilité et de faisabilité pour garantir la maturation technique, environnementale et économique des projets tout en sécurisant la viabilité et la rentabilité des PPP.

Bruno Nsaka

Articles similaires