Multiplicité des tracasseries fiscales, corruption et exonérations excessives, ce sont des risques évoqués par le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl), et identifiés comme susceptibles de freiner l’exécution des projets des corridors de Lobito et de Banana, pourtant importants pour le développement économique de la République démocratique du Congo (RDC).
C’est ce qu’indique un rapport du Crefdl publié ce vendredi 23 octobre 2026 à Kinshasa, et consulté par Deskeco.
Pour ce qui est de la multiplicité des tracasseries fiscales par exemple, Valéry Madianga, coordonnateur national du Crefdl, qui présentait le résumé du rapport, dit avoir noté « beaucoup d’intervenants dans les prélèvements de la fiscalité ».
« Cette situation envenime le climat des affaires et pourra faire échapper les opportunités d’investissement », a-t-il fait savoir.
La corruption touche souvent « la création des entreprises au niveau local », indique-t-il. Elle est caractérisée notamment par la surtaxation à l’obtention des documents. Il évoque l’exemple de la ville de Tshikapa, où les requérants paient jusqu’à 150 USD, soit le triple du montant initial. Il cite également le Kongo-Central où ils paient jusqu’à 1 500 USD.
Pour le Crefdl, le gouvernement de la RDC devrait accorder une attention particulière à ces risques et les corriger à temps, pour permettre la réalisation de ces projets importants pour le développement économique du pays.
Bruno Nsaka