En 1910, sous l'époque coloniale, l'État congolais avait signé une convention au concessionnaire qui s'appelait Petro Congo, actuellement Fina, pour pouvoir mettre en place des pipelines entre Ango Ango à Matadi, jusqu'au pool Malebo.
Cette Convention déchue depuis le 31 décembre 2025, permet à l'État congolais de récupérer ses infrastructures dont des pipelines, des stations de pompage et de repompage et des sites de stockage du carburant, qui sont des biens du domaine public de l'État.
Pour ce faire, le gouvernement avait chargé le Comité de pilotage pour la réforme des entreprises publiques (Copirep) de recruter un consultant, le cabinet KPMG qui a procédé à un inventaire de ces infrastructures pétrolières.
Pas plus tard que ce mardi 21 octobre 2026, un atelier a été organisé à Kinshasa pour restituer l'inventaire exhaustif de tous les infrastructures que l'État congolais doit récupérer et permettre aux parties prenantes de faire un audit technique pour savoir l'état technique de ces biens (infrastructures pétrolières), savoir ceux qui sont exploitables et ceux qui ne le sont pas et faire aussi une valorisation, fixer la valeur d'utilité, c'est-à-dire savoir à quoi peut servir chaque bien de cette infrastructure.
"Le consultant KPMG a fait son travail, il a rendu son rapport provisoire et aujourd'hui, il nous fait la restitution de son rapport provisoire à valider par toutes les parties prenantes", a déclaré le secrétaire exécutif du Copirep, Alexis N'kusu.
Et de préciser :
"Donc tout cet aréopage, c'est pour non seulement savoir, mais aussi faire les observations et ces observations vont permettre au consultant KPMG d'améliorer son rapport provisoire et produire un rapport final pour le gouvernement".
À l'en croire, après la validation de ce rapport provisoire, il revient au gouvernement de prendre une décision.
"Nous faisons d'abord rapport au gouvernement pour dire ce qui tient debout et quelles sont les questions à approfondir, et le gouvernement décidera", a indiqué M. Alexis N'kusu.
"Logiquement, on mettra en place une commission pour étudier plus profondément des questions juridiques parce qu'il y a des biens qui doivent revenir à l'État mais qu'un exploitant peut réclamer aussi. Ce sont des petites discussions comme ça pour pouvoir, en fin de compte, permettre à l'État de tout récupérer", a-t-il souligné.
Le présent rapport provisoire met en exergue des pipelines, des stations de pompage et de repompage, des stations de stockage, des concessions foncières et immobilières qui peuvent faire partie de la concession.
Cet atelier a réuni, entre autres, les représentants de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, du ministère du Portefeuille, du Copirep, des sociétés SEP, Finalog et Engip.
Bienvenu Ipan