Une délégation du Fonds monétaire international séjourne à Kinshasa, capitale congolaise, dans le cadre de la poursuite des consultations de la troisième revue de la Facilité élargie de crédit. Ce mercredi 29 avril, la délégation a rencontré l’Inspection générale des finances en vue d'une séance de travail dans le cadre de cette revue du programme économique du gouvernement soutenu par l’institution de Bretton Woods.
Cette rencontre s’inscrit dans le suivi du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit. Elle visait à apprécier le rôle joué par l’IGF dans l’amélioration de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.
Les échanges ont principalement porté sur les missions de contrôle assurées par l’Inspection générale des finances, notamment la certification de la TVA, le suivi des entreprises publiques, le contrôle des dépenses publiques ainsi que l’encadrement des recettes de l’État.
Le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahi, a salué des discussions ouvertes autour des préoccupations des deux parties.
« Nous avons échangé utilement sur un certain nombre de points d’intérêt. Ils ont posé des questions, nous avons apporté des réponses, mais aussi partagé nos propres préoccupations », a-t-il indiqué.
Du côté du FMI, le chef de mission pour la RDC, Calixte Ahokpossi, a rappelé que cette étape fait partie du processus habituel de suivi du programme économique et financier en cours.
« Nous sommes ici dans le cadre de la troisième revue du programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit. Comme à l’accoutumée, nous sommes passés à l’IGF pour discuter de leur contribution à la gestion des finances publiques, notamment la mobilisation des recettes, le contrôle des dépenses et la gouvernance », a-t-il expliqué.
Au-delà de l’aspect technique, cette mission met en avant le travail de veille et de contrôle exercé par l’IGF dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent plusieurs réformes destinées à renforcer la transparence et la discipline budgétaire.
La mission du FMI, prévue sur deux semaines, se poursuit auprès d’autres institutions publiques, notamment les ministères du Budget, des Finances, du Plan et de l’Environnement. Ces consultations doivent permettre d’évaluer l’évolution des engagements pris par le gouvernement congolais dans le cadre de son programme économique soutenu par le FMI.
À travers cette série de rencontres, les autorités congolaises et leurs partenaires financiers entendent poursuivre les efforts engagés pour améliorer la gouvernance financière et renforcer la crédibilité des finances publiques du pays.
Jean-Baptiste Leni