Fermeture du détroit d'Ormuz : « Notre crainte majeure, c’est plutôt le choc exogène si cette crise perdurait » (le gouverneur de la BCC)

André Wameso, gouverneur de la BCC
André Wameso, gouverneur de la BCC
PAR Deskeco - 29 avr 2026 10:56, Dans Actualités

La crise au Moyen-Orient avec la fermeture du détroit d'Ormuz continue de susciter de vives réactions. Dans son intervention le mardi 28 avril 2026 lors d'un briefing spécial organisé par le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a exprimé sa crainte quant à la RDC qui pourrait être affectée si cette crise perdurait.

« Je dois vous avouer que notre crainte majeure par rapport à la situation du pays, c’est plutôt le choc exogène si cette crise au niveau d'Ormuz perdurait, parce que, comme vous voyez, déjà avec la hausse du prix du carburant qui va avoir une répercussion sur les autres produits qui nous sont importants, à cause du coût logistique pour ces produits-là. Mais si ça perdure, on risque d'avoir une baisse de la croissance mondiale qui va entraîner une baisse de la demande des matières premières. Ce qui peut affecter aussi les prix. Donc, on peut avoir une rareté des devises dont nous bénéficions avec nos exportations et que nous devrions dépenser plus cher pour pouvoir exporter », a déclaré le gouverneur de la Banque centrale du Congo.

L'or monétaire, un coussin supplémentaire de protection

Face à cette situation on ne peut plus inquiétante, l'occupant de l'Institut d'émission congolais est revenu sur sa décision d'accumuler les réserves en or :

« C’est pour cela qu'au-delà de ce que nous savons faire en termes d'accumulation de nos dollars, nous avons pris la décision de pouvoir commencer à accumuler des réserves en or que nous achetons en francs congolais. Ça va nous permettre de constituer un coussin supplémentaire de protection, au cas où ce choc, ce scénario — on va dire pessimiste — devrait survenir ».

Répondant à une question sur l'exclusivité de la DRC Gold SA avec qui l'Institut de monnaie a conclu un accord de collaboration sur la fourniture de l'or, le gouverneur Wameso a précisé :

« Il n'y a pas d'exclusivité. Nous avons choisi DRC Gold parce que c'est une société qui, pour exporter notre or artisanal vers l'étranger, avait déjà rempli un certain nombre de conditions et de cahiers des charges au préalable, et donc ça nous mettait un peu plus à l'aise ».

Bienvenu Ipan

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