Invité par la Commission économie, finances et bonne gouvernance (ECOFIN et BG) du Sénat autour des principaux défis économiques du moment, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a défendu les réformes monétaires engagées par son institution.
Devant les sénateurs, il a fait le point sur plusieurs questions jugées sensibles. Il a notamment abordé l’évolution de la conjoncture économique, les nouvelles mesures de politique monétaire ainsi que les préoccupations liées aux délais de réalisation des transferts interbancaires domestiques.
Au cours de cette séance d’échanges, Wameso a insisté sur ce qu’il considère comme des signes de résilience de l’économie congolaise, malgré un environnement international encore instable. Il a également mis en avant les effets positifs observés ces derniers mois sur l’appréciation du franc congolais, estimant que cette dynamique contribue progressivement à restaurer la confiance dans la monnaie nationale.
Le gouverneur de la BCC a aussi défendu plusieurs mesures récemment prises par l’institution financière. Parmi elles figure l’exclusivité accordée à la Banque Centrale en matière d’importation de devises. Il a également évoqué la circulation scripturale exclusive du dollar américain dans les opérations bancaires, une orientation qui vise notamment à renforcer la traçabilité des flux financiers et à améliorer le contrôle du système monétaire.
Face à certaines inquiétudes relayées dans l’opinion, André Wameso a tenu à clarifier que la détention de dollars américains par les particuliers ne constitue pas une infraction. Une précision destinée à dissiper les interprétations erronées autour des nouvelles dispositions appliquées par la Banque Centrale.
De leur côté, les sénateurs membres de la Commission ECOFIN et BG ont salué les efforts entrepris par la Banque centrale du Congo pour consolider la souveraineté monétaire du pays. Ils ont également encouragé les initiatives engagées dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, considérées comme des enjeux majeurs pour la crédibilité du système financier congolais.
Les élus ont enfin plaidé pour une meilleure coordination entre les politiques monétaire et budgétaire. Selon eux, cette synergie demeure essentielle afin de permettre aux populations de mieux comprendre et s’approprier les réformes économiques en cours, particulièrement celles visant à promouvoir davantage l’utilisation du franc congolais dans les transactions quotidiennes.
Jean-Baptiste Leni