RDC :Les chiffres clés des indicateurs macro-économiques au 31 août 2019 (BCC)

PAR Deskeco - 26 sep 2019, Dans Actualités

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) a tenu, le mercredi 25 septembre 2019, sa 8ème réunion ordinaire sous la présidence de Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

Au cours de cette réunion, les experts de la Banque centrale ont passé en revue les développements récents de la conjoncture économique aux plans extérieur et intérieur ainsi que "les facteurs de risque pouvant peser sur la stabilité macroéconomique avant de décider de la meilleure orientation à prendre dans le cadre de la conduite de la politique monétaire et de change".

A l'issue de cette réunion, un communiqué de la BCC a donné les chiffres clés des indicateurs macro-économiques au 31 août 2019 au plan interne de la RDC.

Taux de croissance. Les estimations sur base des données à fin juin renseignent un taux de croissance du PIB de 5,1 %, contre une prévision initiale de 5,9 % et une réalisation de 5,8 % en 2018. Ce décrochage est expliqué principalement par le ralentissement attendu des activités dans les industries extractives.

Solde globale des opinions des chefs d'entreprise. En dépit d'un léger fléchissement du solde globale de leur opinions, lequel s'est établi à +11,5 % au mois d'août 2019 après avoir atteint +14,9 % le mois précédent, les chefs d'entreprises demeurent globalement confiants quant à l'évolution de la conjoncture économique à court terme.

Inflation. Sur le marché des biens et services, une légère accélération du rythme de formation des prix intérieurs a été observée en aout 2019, comme l'atteste le taux d'inflation mensuel de 0,36 % contre 0,25 % noté le mois précédent. A fin décembre 2019, il est attendu, toutes choses restant égales par ailleurs, une inflation de 4,08 % face à un objectif d'inflation de 7,0 % à moyen terme.

Finances publiques. L'analyse des finances publiques révèle un déficit de 245,9 milliards de CDF au mois d'août 2019, après un excédent de 92,3 milliards réalisé en juillet. En cumul annuel, le solde des opérations financières de l'Etat affiche un déficit de 282,5 milliards de CDF.

Sur le marché des changes, le Comité a noté la persistance de la relative stabilité de la monnaie nationale sur les deux segments du marché. En rythme mensuel, le franc congolais s'est légèrement déprécié de 0,23 % et 0,12 %, respectivement à l'interbancaire et au parallèle, le taux de change s'étant situé à 1.653,96 CDF et 1.678,33 CDF le dollar américain. En rythme annuel, la monnaie nationale s'est dépréciée de 1,11 % et 0,20 % à fin août 2019, respectivement à l'interbancaire et au parallèle.

Réserves de change. Pour ce qui est des réserves de change, il a été noté une utilisation des devises au mois d'août 2019 de 95,3 millions de USD, ramenant le niveau des réserves à 938,55 millions, soit près de 4 semaines d'importations des biens et services.

Au plan de la situation monétaire, il est fait état d'une dilatation de la base monétaire de 97,3 milliards de CDF au mois d'août, la situant à 2.971,6 milliards. Cet accroissement est essentiellement impulsé par l'accroissement du crédit net à l'Etat. L'encours du Bon BCC s'est établi à 56,0 milliards de CDF, dégageant une ponction mensuelle et annuelle de 4,5 milliards et 13,5 milliards respectivement.

Au regard de ces indicateurs, "dans un contexte caractérisé par une relative stabilité macroéconomique, conjuguée à l'absence des risques majeurs pouvant influencer négativement le cadre macroéconomique à court terme, le CPM a-t-il décidé de maintenir inchangés les dispositifs actuels de la politique monétaire. Ainsi, le taux directeur demeure à 9,0 %. Les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme sont maintenus respectivement à 13,0 % et 12,0 % et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2,0 % et a %. Le Bon BCC sera éventuellement utilisé pour la régulation de la liquidité", note le communiqué de l'institut d'émission avant d'appeler le gouvernement à une" gestion saine" des finances publiques pour "préserver" la stabilité du cadre macroéconomique.

Amédée MK 

 

 

 

 

 

 

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