RDC: La Banque Mondiale relève une potentialité agricole élevée dans un tiers des provinces

PAR Deskeco - 19 mai 2018, Dans Actualités

Neuf des vingt  six provinces que compte la RDC ont une potentialité agricole très élevée, selon la Banque Mondiale qui a présenté ce vendredi 18 mai 2018 sa revue du secteur agricole à Kinshasa.

Dans ce document présenté par l'Agro-économiste et chargée de projet à la Banque Mondiale, Joanne Gaskell, il ressort que les provinces de Mai-Ndombe, Kasaï, Lulua, Sankuru, Haut-Uele, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et la Tshuapa sont comptées parmi les provinces à potentiel de production élevé parce qu’elles ont une période de croissance plus longue, une teneur nutritive du sol élevée et une teneur du sol en carbone organique également élevée.

Ce rapport note également que les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Tshuapa, du Kasaï Central et du Kongo Central sont spécialisées dans les cultures commerciales. Ces provinces ont des politiques de commerce qui encouragent l’exportation. Elles possèdent également une part importante des ménages cultivant des cultures commerciales et de gros excédents de cultures commerciales.

Parmi les provinces les plus vulnérables sur le plan agricole on note l’Equateur, le Kasaï Central, le Lualaba, le Maniema, le Sud-Kivu et le Tanganyika. Ces provinces sont affectées par les hausses brutales des prix alimentaires. Elles ont une participation élevée dans les marchés, un taux élevé de pauvreté rurale et la nourriture constitue une part élevée des dépenses,  indique le document.

Ressources non exploitée

La revue du secteur agricole montre aussi que la RDC possède un potentiel agricole largement sous exploité. Pourtant le pays a une saison de croissance de 8 mois dans 22 des 26 provinces, 51 millions d’hectares de terres cultivables inexploitées et 182 000 Km² de pâturages.  A cela s’ajoute un réseau hydrographique étendu et la présence des ressources halieutiques.

Selon la revue du secteur agricole de la Banque Mondiale, la RDC a un marché domestique important et des marchés régionaux inexploités. L’importation  alimentaire dessert un marché domestique de 14,4 milliards USD et il y a peu d’exportation aux marchés régionaux des 9 pays avec plus de 250 millions de consommateurs.

Parmi les difficultés, on note un régime foncier ambigu, la dégradation du sol et une mauvaise infrastructure de transport. La banque mondiale mentionne également un soutien public insuffisant pour le secteur agricole amplifié par la récente croissance du secteur minier.

Willy Akonda Lomanga/Desk Eco

 
 

Articles similaires