RDC : Cyprien Kyamusoke dénonce la privatisation du Conseil économique et social

PAR Deskeco - 23 sep 2019, Dans Actualités

Institution d’appui à la démocratie, le Conseil économique et social (CES) a été instituée par l’article 208 de la Constitution de la Rdc. Et l’investiture de ses 68 premiers membres conseillers est intervenue le 20 décembre 2014.

Dans le but d’attirer l’attention de l’opinion et des autorités, le secrétaire général, Kyamusoke Bamusulanga Nta-Bote Cyprien, a rendu publique une note d’information le 20 septembre courant à l’intention des journalistes, tant sur l’importance de l’institution CES que sur son rôle dans la régulation de la situation socio-économique de la République démocratique du Congo. Mais aussi et surtout prévenir sur « le danger de toute dérive démocratique et autocratique découlant de la boulimie des conseillers du CES à vouloir s’entrainer dans le glissement ».

Il dénonce « une gestion cavalière et privatisée de l’institution avec perversion des valeurs ayant été caractérisée par une litanie de faiblesses et abus nécessitant un audit approprié ». Dans sa note d’information, le secrétaire général Kyamusoke met en exergue des faiblesses des ordres existentiel et structurel ; le naufrage de l’institution CES ; le clivage entre le bureau du Conseil et l’administration du Secrétariat général ; mais aussi l’intervention d’autres institutions de la République.

Il dégage dans sa conclusion un constat amer avec l’insuffisance de la production des avis, qui selon lui, n’augure pas un lendemain meilleur pour l’institution CES. « Celui-ci doit-être un creuset d’intelligence animé par des Congolais plus méritants que ceux de cette première génération de la première mandature », a-t-il dit. 

Pour lui, les dividendes à tirer du renouvellement des membres du CES sont énormes à plusieurs égards. « Malheureusement, la volonté manifeste des animateurs actuels du CES à se maintenir contre vents et marrées est contreproductive au regard du résultat mitigé et insuffisant de la production des avis. D’où, l’urgence de saisir cette opportunité qu’offre la fin de cette mandature pour faire du CES un véritable pool d’inspiration des réflexions scientifiques au bénéfice de la République démocratique du Congo et son peuple », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « La rébellion affichée par le président du CES contre les ordres de la haute hiérarchie du pays et des institutions de la République en refusant systématiquement d’obtempérer à leurs instructions est un message fort de la dictature érigée en mode de gestion au sein de l’institution et nécessite des mesures correctives édictées par la Constitution et les lois de la Rdc en vue de sauver le CES et l’administration du Secrétariat général du naufrage, de la confusion et de la détresse ».

Lepetit Baende

 

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