Près d’un mois après leurs signatures, les ordonnances nommant les nouveaux dirigeants de la Gécamines et de la SNCC toujours pas exécutées

PAR Deskeco - 21 juin 2019, Dans Actualités

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a écrit ACAJ a écrit à la Ministre de portefeuille pour s’inquiéter de la non exécution des ordonnances nommant les nouveaux mandataires à la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) et la Gécamines.

« L’ACAJ est profondément préoccupée par cette situation. Pareil acte est constitutif non seulement d’une abstention coupable, mais surtout d’obstruction à la jouissance des droits garantis aux particuliers prévus et punis par l’article 180 du code pénal livre II », écrit l’ONG.

L’organisation constate également que la situation des sociétés concernées se dégrade chaque jour et « les agents ne savent plus à quel Saint se vouer par rapport à la jouissance de leurs droits sociaux, étant donné que tous les investisseurs qui étaient disposés à y injecter des capitaux – devant servir notamment à la paie des arriérés de leurs salaires et autres droits – sont devenus réticents ».

Contexte

Ces nominations publiées depuis le 3 juin avaient notamment provoqué un tollé auprès des organisations de la société civile. L'Observatoire de la dépense publique (ODEP) avait appelé le président de la République à ”annuler” par exemple la nomination d’Albert Yuma à la tête de la Gécamines. L’organisation soutient que sous Albert Yuma, la gestion de la Générale des carrières et des mines est caractérisée non seulement par l'opacité dans la gouvernance mais aussi des scandales financiers qui ont conduit notamment à la suspension du programme formel du FMI (Fonds monétaire international). Ces ordonnances avaient également suscité une crise entre le FCC et CACH à l’Assemblée nationale provoquant notamment des heurts ayant abouti à l’incendie des sièges des partis politiques.

 
 

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