La RDC peine à réunir 89,3 millions USD pour financer son Plan stratégique de développement du secteur minier

PAR Deskeco - 05 juil 2019, Dans Actualités

La République démocratique du Congo s’est déjà dotée d’un Plan stratégique de développement du secteur minier (PSDM) qui devrait être opérationnel dans la période 2016-2021. Ce Plan repose sur les orientations ci-après : 1. Renforcement des capacités institutionnelles; 2.Intensification des recherches géologiques et minières; 3.Développement d’une industrie minière compétitive pour un développement durable et création d’emplois;  4.Promotion de l’image de la RDC en tant que lieu propice aux investissements miniers; et 5. Développement des infrastructures d’appui au secteur minier et environnement.

L’estimation des coûts de différents projets, actions et mesures nécessaires pour la mise en œuvre du PSDM dans ses 5 axes stratégiques révèle qu’il faut globalement un montant de 116,1 milliards de CDF, soit 89,3 millions de dollars US pour la période allant de 2017 à 2021, selon un document du  Projet de bonne gouvernance dans le secteur minier comme facteur de croissance (PROMINES) que DESKECO.COM a consulté.

Les financements prévisibles sont estimés à 52,4 milliards de CDF, soit 40,3 millions de dollars US du coût total dont 15,3 % représentent la contribution de l’État et 29,9 % celle des Bailleurs. L’écart de financement de 63,7 milliards de CDF, soit 49 millions de dollars US représentant ainsi environ 54,9 % du coût total, est à rechercher.

Dans le souci d’assurer sa bonne mise en œuvre, un Plan d’action a été élaboré en tant que cadre de référence de toutes les interventions des acteurs au développement dans le secteur pendant cette période de 5 ans. A travers ce Plan d’action le gouvernement voulait « aller au-delà de l’expression des choix de politique et d’orientations pour faire une programmation réaliste des besoins en fonction des capacités réelles de l’économie nationale et des ressources prévisibles à mobiliser dans le secteur ».

Image retirée.Cependant, ce plan stratégique souffre d’un déficit d’opérationnalisation par manque de financement. Au regard des chiffres fournis par Promines, la mise en œuvre de ce Plan stratégique enregistre d’important retard dans tous les 5 axes stratégiques  principalement à cause du gap de 54,9% de financement que l’on n’a pas encore trouvé.

A noter que les effets attendus de la mise en œuvre de ce plan sont : l’Amélioration de la gouvernance du secteur ; la Maîtrise du niveau des réserves minières ; l’Émergence d’une industrie métallurgique, sidérurgique pourvoyeuse  d’emplois et meilleur encadrement de l’exploitation artisanale ; l’Amélioration du volume d’investissements et de la transparence dans le secteur ; la Réduction des impacts négatifs sur l’environnement.

 

Amédée MK

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