RDC :Voici les indicateurs du cadre macroéconomique à fin 2019 (BCC)

Indicateurs
PAR Deskeco - 10 jan 2020, Dans Actualités

Le Comité de Politique monétaire (CPM) a tenu, ce vendredi 10 janvier à Kinshasa, la dernière réunion ordinaire pour l'année 2019 sous la direction du gouverneur de la Banque centrale du Congo, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo. 

Pour l'année 2019, la Banque centrale note des performances en ce qui concerne le taux de croissance, même si c'est moins dynamique qu'en 2018, le taux d'inflation ou encore le taux de change.

Ainsi, après avoir passé en revue les principaux faits économiques et financiers aux plans tant extérieur et qu'intérieur, le CPM a arrêté les indicateurs macro-économiques suivants à fin 2019:

Taux de croissance économique. En 2019, il s'est observé un fléchissement de l'activité économique, attesté par un un taux de croissance de 4,6% revenant de 5,8% en 2018. Bien que que moins dynamique par rapport à l'année précédente, cette croissance reste supérieure à la moyenne des pays de l'Afrique sub-saharienne, estimée à 3,2% par le FMI. Ce résultat est attesté par l'évolution du solde brut d'opinions des Chefs d'entreprises, lequel a connu un recul par rapport à l'année précédente, en raison principalement de la faiblesse de la demande intérieure. 

Taux d'inflation. Il a été noté une évolution erratique des prix intérieurs, avec un pic d'inflation mensuel de 0,59% en décembre, en hausse de 0,19 point par rapport au mois précédent. En dépit de cette évolution, le rythme de croissance de l'IPC en 2019 à confirmé la poursuite de la désinflation. Ainsi, de 7,2% en 2018, le taux d'inflation s'est établi à 4,58% en 2019 ; niveau largement en deçà de l'objectif de moyen terme de 7,0%.

Finances publiques. L'exécution des opérations financières de l'Etat s'est soldé par un déficit annuel de CDF 564,8 milliards en 2019 plus important que celui de 203,2 milliards, enregistré l'année précédente. Les recettes publiques se sont établies à CDF 7 008,2 milliards en 2019 contre CDF 7 086,6 milliards et les dépenses à CDF 7 573,0 milliards venant de CDF 7289,8 milliards en 2018. 

Marché de change. La stabilité observée sur le marché des changes au cours des dix premiers mois a connu quelques turbulences à partir de fin novembre 2019. Ainsi, d'une faible dépréciation moyenne mensuelle de 0,02% enregistrée au cours de cette période, la monnaie nationale a affiché une dépréciation mensuelle de 0,57% et 0,54% en novembre et décembre, portant le taux de dépréciation cumulé fin période à 2,23% à l'inter bancaire. Le même trend observé sur le marché parallèle explique le taux de dépréciation cumulé de 2,94%. Les taux indicatif et parallèle se sont fixés à 1 672,9 CDF/USD et CDF 1725,6 contre respectivement CDF 1 635,6 et CDF 1 675,0 à fin décembre 2018. 

Réserves internationales. Elles ont connu une augmentation, passant de 660,03 millions USD à fin 2018 à USD 1,03 milliard à fin 2019, soit 5,0 semaines d'importations des biens et services sur ressources propres. Cette hausse fait notamment suite à l'encaissement d'une Facilité de Crédit Rapide (FCR), de USD 368 millions, dans le cadre du Programme de référence en cours avec le FMI"

Politique monétaire. Le taux directeur a été ramené en avril de 14, 0% à 9,0% et l'encours global à été porté à CDF 55,0 milliards à fin 2019 contre 42,5 milliards auparavant, soit une ponction annuelle de CDF 12,5 milliards. La réserve obligatoire a permis de ponctionner 225,0 milliards CDF bien que ses coefficients aient été maintenus à leur niveau de 2018, à savoir 13,0% et 12,0% pour les dépôts en devises à vue et à terme ainsi que 2,0% et 0,0% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme. 

Amédée MK 

 
 

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