Hausse de prix de maïs et manioc à Bandundu-ville suite aux tracasseries et taxes

PAR Deskeco - 12 juil 2019, Dans Actualités

A en croire des confrères sur place, cette situation prend de plus en plus de l’ampleur, mais aucune solution de la part des décideurs politiques n’a été enregistrée. Selon le journaliste Nyrro Mukwakalombo, cette hausse des prix des denrées alimentaires dans la ville de Bandundu est observée depuis le début ce mois de juillet en cours.

Le sac de manioc localement appelé « mbadi » se négocie entre 32.000 et 35.000 francs congolais. Pourtant, au mois de juin dernier le même sac se vendait à 17.000 francs congolais, soit une augmentation de plus de 100 %. Quant au maïs, le sac se vend aujourd’hui à 72.000 francs congolais au lieu de 58.000 francs congolais comme c’était le cas au mois de juin dernier, soit une augmentation d’au-moins 25 %.

Cette situation de rareté des produits agricoles décriée par la population de la ville de Bandundu qui en appelle à l’implication des autorités compétentes, est due, a-t-on appris des sources bien fouillées, aux différentes formes des tracasseries policières et administratives dont sont victimes en permanence, les paysans producteurs agricoles et les petits commerçants, ainsi que des multiples taxes qui leur sont imposées des services divers de l’Etat postés çà et là.

A la suite de ces tracasseries et taxes décriées, la plupart de ces paysans producteurs agricoles ne veulent plus aller vendre leurs produits agricoles à Bandundu-ville. Ils préfèrent les amener vendre directement dans la capitale Kinshasa. Dans l’entre-temps, un engouement de la population s’observe à longueur des journées à travers les ports et parkings qui se trouvent encore avec des stocks de ces produits alimentaires.

Pour une solution durable à cette situation, des spécialistes estiment que les autorités compétentes respectives des deux provinces sœurs, Kwilu et Maï-Ndombe (issues du démembrement de la grande province du Bandundu, avec le Kwango), devront vite se concerter en vue de réduire l’afflux des services de l’Etat qui constitue  le blocage des mouvements des paysans producteurs agricoles dans cette partie de la République démocratique du Congo.

Lepetit Baende

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