Ce que vaut aujourd’hui l’économie numérique en RDC

PAR Deskeco - 23 avr 2018, Dans Actualités

Pendant les journées scientifiques de la Faculté d’administration des affaires  et des sciences économiques de l’Université Protestante au Congo, organisée du 20 au 21 avril 2018, le Professeur Kodjo Ndukuma, auteur de la thèse  intitulée « droit de l'économie numérique en République démocratique du Congo à la lumière des expériences européennes et françaises », a également exposé sur « la régulation de l’économie  numérique en RDC ». A l’issue de son intervention, il a accordé une interview à DESKECO.COM que la rédaction proposera ce lundi d’une manière séquentielle.

C’est  quoi l’économie numérique ?

L’économie  numérique concerne l’utilisation des TIC  dans la chaîne de production, de distribution et de consommation  des richesses. C’est aussi bien les télécoms  non seulement comme contenant des flux des communications électroniques  et audiovisuelles, que les ressources numériques auxquelles elles donnent accès : données personnelles, commerce électronique, signature électronique, cryptographie, monnaie  électronique, etc. Particulièrement, le commerce électronique est l’activité par laquelle une  personne propose ou assure à distance et par la voie électronique, la fourniture des biens et des services.

Quelle  est sa contribution dans l’économie congolaise ?

Selon  le discours  prononcé le 19  mars 2015 par le  représentant résident  de la Banque mondiale lors  du lancement officiel du projet  CAB5 (connexion des pays de la région  par Fibre optique), le secteur des TIC contribue  à 5% au PIB national. En RDC, l’observatoire (ARPCT)  du marché a révélé qu’en 2017, l’utilisation de la monnaie  électronique concernait 9.032.032 souscriptions d’abonnements téléphoniques,  sachant que les quatre réseaux cellulaires GSM présents dans le pays comptent  au total 35.366.547 abonnés téléphoniques, dont 13.198.592 ont souscrit l’Internet  mobile. Le total des revenus générés pour le 4e trimestre 2017 par les opérateurs  de téléphonie mobile, tous services confondus (Voix, SMS, Internet mobile, mobile money  et autres) est de 304.587.654 $ contre 296.734.910 $ au 3e trimestre (2,65% de variation),  au cours de l’année. Ces chiffres sont éloquents lorsque nous observons que les capacités mensuelles  de mobilisation générales des recettes du Trésor sont entre 300 et 350 millions de dollars, tandis que  les réserves de change du pays ont dépassé de quelque peu le milliard de dollars.

Cependant, il n’est pas encore  mis à jour une étude quantitative en RDC se rapportant à tous les effets induits des TIC dans d’autres secteurs  régulés, étant entendu qu’elles constituent l’artère de l’économie et le sang de la compétitivité. L’Internet est une  plateforme planétaire. Il apporte également ce phénomène d’enchaînement des parties du monde, du fait de la globalisation  de l’économie et de la mondialisation des marchés. C’est ainsi que le défi de contrôle de l’assiette fiscale de l’économie  numérique, telle que définie pose problème, à cause précisément de l’extra-territorialité et de la dématérialisation des activités  numériques.

Les grands groupes comme Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) ont des chiffres d’affaires supérieures au budget des États.  Mais ce sont des résultats réalisés sur l’ensemble des économies vers lesquelles leurs services sont dirigés, tandis que ces géants de l’Internet sont  domiciliés fiscalement à Silicon Valley (Californie, États-Unis).

La suite de cette interview sera publiée dans la journée.

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