Le Fonds monétaire international (FMI) insiste pour que le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) « limite le recours aux procédures d’urgence » dans l’exécution des dépenses publiques.
Il l’a fait savoir après la clôture de la quatrième revue du programme soutenu par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), et de la troisième revue du programme soutenu par l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), du 22 octobre au 4 novembre 2026.
Selon le FMI, le gouvernement doit particulièrement « poursuivre l’extension de la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses à d’autres ministères, finaliser le déploiement du compte unique du Trésor, et rationaliser les fonds spéciaux et les établissements publics tout en alignant leur gestion sur le règlement général de la comptabilité publique ».
Ces réformes sont susceptibles de rationaliser les dépenses publiques en RDC, à travers les réformes qu’accompagne le FMI.
La problématique de limiter les dépenses en mode d’urgence a par ailleurs été évoquée jeudi 29 octobre dernier à l’Assemblée nationale par le député national Célestin Musao Mbuyu, élu de Kabongo, dans la province du Haut-Lomami.
L’élu d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi avait appelé le gouvernement à « éviter de recourir de manière abusive à la procédure d’urgence dans les dépenses publiques ».
Bruno Nsaka