Les 5 % du capital minier aux travailleurs congolais: Louis Watum remet la disposition au centre de l’agenda minier 2026

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PAR Deskeco - , Dans Mines

 

La richesse du sous-sol congolais doit aussi devenir une richesse patrimoniale pour les Congolais. C’est tout le sens du débat actuel sur la participation des travailleurs au capital des entreprises minières.

Depuis des décennies, la République démocratique du Congo contribue considérablement à l’approvisionnement mondial en minerais stratégiques. Pourtant, une question fondamentale demeure : comment faire en sorte que cette richesse profite durablement au peuple congolais, au-delà des salaires, des impôts et des redevances ?

La réponse trouve notamment son origine dans la réforme du Code minier de 2018. L’article 71 bis a consacré le principe d’une participation d’au moins 10 % des personnes physiques congolaises au capital des sociétés minières. Le Règlement minier de la même année a précisé la répartition de cette participation, dont 5 % destinés aux travailleurs congolais.

Il ne s’agit donc pas d’une revendication nouvelle, encore moins d’une initiative improvisée. Il s’agit de donner une portée concrète à une ambition nationale inscrite dans notre législation depuis huit ans.

En remettant cette disposition au centre de l’agenda minier en 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, engage une démarche dont la portée dépasse largement les intérêts immédiats des entreprises et de leurs actionnaires. Et cela, dans le cadre de l’action gouvernementale conduite sous la supervision de Mme la Première ministre et cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, et sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Transformation du modèle de participation des Congolais à leur économie

L’enjeu est celui d’une transformation du modèle de participation des Congolais à leur économie : ne plus être uniquement salariés des entreprises qui exploitent leurs ressources naturelles, mais pouvoir également participer à leur capital, à la création de valeur et, lorsque les résultats le permettent, aux bénéfices distribués.

Cette ambition soulève naturellement des questions juridiques et financières importantes. Les modalités d’acquisition des titres, leur valorisation, les droits des actionnaires existants et la protection des investissements doivent être traités avec rigueur. Ces préoccupations méritent des réponses solides, mais elles ne devraient pas faire oublier la finalité de la réforme.

La souveraineté économique ne consiste pas à écarter les investisseurs. Elle consiste à construire un partenariat dans lequel les capitaux internationaux contribuent au développement du pays, tandis que les Congolais accèdent progressivement à une part réelle et durable de la richesse créée.

C’est dans cet équilibre que l’action du Gouvernement peut prendre toute sa dimension historique : concilier attractivité minière, sécurité juridique, justice économique et participation nationale.

Car les ressources minières sont épuisables. Les générations futures ne pourront hériter indéfiniment des gisements exploités aujourd’hui. Elles doivent pouvoir hériter d’une économie plus solide, d’entreprises compétitives et d’un patrimoine national mieux constitué.

La réussite de cette démarche ne se mesurera donc pas seulement à l’application d’un pourcentage légal, mais au nombre de Congolais devenus effectivement actionnaires, à la valeur de leurs droits et aux perspectives économiques ouvertes à leurs familles.

Le véritable enjeu n’est pas de retirer la richesse aux investisseurs pour la redistribuer symboliquement. Il est de faire en sorte que l’exploitation des ressources congolaises contribue aussi à bâtir un patrimoine congolais.

C’est à cette condition que la souveraineté sur les ressources naturelles pourra se traduire davantage en souveraineté économique pour la Nation.

Le Congo doit rester une terre d’investissement et devenir, toujours davantage, une terre de prospérité partagée pour son propre peuple.

Bienvenu Ipan 

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