Face aux accusations sur l'uranium, les entreprises minières chinoises assurent respecter les normes et invitent leurs partenaires à la prudence

cobalt
PAR Deskeco - 08 aoû 2026 08:48, Dans Mines

 

Face aux inquiétudes suscitées par les informations issues d’une enquête circulant sur la présence d’uranium dans le cobalt produit dans le sud-est de la République démocratique du Congo, l’Union des Sociétés Minières aux Capitaux Chinois en RDC (USMCC) appelle ses partenaires commerciaux à ne pas relayer ce qu’elle qualifie de « fausses rumeurs ».

Dans une déclaration rendue publique le 5 août 2026, l’organisation invite ses clients, correspondants commerciaux et organismes professionnels à faire preuve de prudence avant de diffuser des informations non vérifiées.

« Nous invitons nos clients partenaires, correspondants commerciaux et organismes professionnels à ne pas croire ni diffuser de fausses rumeurs », souligne l’USMCC.

L’organisation affirme que l’ensemble de ses entreprises membres exerce ses activités dans le respect des lois congolaises et applique des procédures strictes de contrôle de qualité.

« L’ensemble des entreprises membres de l’Association respecte en permanence les règles de la légalité dans leurs activités et contrôle rigoureusement la qualité de leurs produits », précise-t-elle.

L’USMCC assure également qu’elle continuera à renforcer les normes de production du secteur et à réaliser des contrôles réguliers par échantillonnage sur les produits cobaltifères exportés.

« Nous continuerons de fournir au marché mondial des produits cobaltifères de haute qualité, normalisés et conformes aux réglementations », ajoute l’organisation.

Selon elle, le maintien de la confiance des partenaires internationaux est essentiel pour préserver la réputation de la coopération minière entre la Chine et la République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt.

Cette alerte de l’USMCC intervient après la publication, fin juillet 2026, d’une enquête menée par Lighthouse Reports, le Financial Times et plusieurs chercheurs universitaires. Cette enquête soutient que des documents internes feraient apparaître, entre 2016 et 2020, plusieurs dépassements des seuils légaux congolais d’uranium dans du cobalt produit dans le sud-est de la RDC, notamment sur le site de Tenke Fungurume Mining (TFM).

Les auteurs de l’enquête avancent également que les exportations congolaises de cobalt pourraient contenir davantage d’uranium que ce qui était estimé jusqu’ici en raison de la présence naturelle de ce minerai radioactif dans la ceinture cuprifère du sud du pays. Ils évoquent un risque potentiel de prolifération nucléaire, tout en précisant qu’aucune preuve directe n’a été établie concernant une extraction d’uranium lors du raffinage du cobalt en Chine.

Jean-Baptiste Leni

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