Retrait des militaires des sites miniers : Timothée Mbuya salue une décision « juste » et appelle à des réformes complémentaires

Timothée Mbuya.
Timothée Mbuya.
PAR Deskeco - 01 aoû 2026 14:28, Dans Mines

 

Le président de Justicia Asbl, Timothée Mbuya, considère que la décision du président Félix Tshisekedi de retirer les militaires et policiers non habilités des sites miniers marque une avancée importante pour la gouvernance du secteur. Il estime toutefois que cette mesure devra être accompagnée d’autres réformes pour produire des résultats durables.

Dans une interview accordée à Deskeco, le président de Justicia Asbl et cofacilitateur du groupe de travail sur les Principes volontaires sur la sécurité et les droits de l’homme, qualifie cette mesure de « décision juste » qui intervient après de nombreuses dénonciations de la présence des militaires et policiers sur les sites miniers.

Selon lui, cette situation a porté atteinte à la crédibilité des minerais congolais, notamment le cobalt, le cuivre, l’or et le diamant, tout en favorisant des pratiques contraires à la bonne gouvernance.

« La présence des hommes en uniforme a facilité les trafics illicites des ressources minières, entraînant des pertes importantes pour l’État et privant les entreprises concessionnaires de la pleine jouissance de leurs droits. » a-t-il souligné 

Timothée Mbuya évoque également plusieurs violations des droits humains, affirmant que certains militaires ont été instrumentalisés pour infliger des traitements cruels, inhumains et dégradants à des personnes soupçonnées d’exploitation illégale des minerais.

Pour le président de Justicia Asbl, cette réforme est susceptible d’améliorer le climat des affaires, de renforcer la transparence et de consolider la gouvernance du secteur minier. Il estime toutefois que le gouvernement devra aller plus loin en organisant davantage l’exploitation artisanale, en renforçant les poursuites contre les réseaux impliqués dans les invasions de concessions minières et en sanctionnant les auteurs, qu’ils soient civils ou membres des services de sécurité.

Enfin, il rappelle que cette décision ne pourra être pleinement appliquée que dans les zones effectivement contrôlées par le gouvernement.

Divine Mbala

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