RDC : Glencore salue l'engagement du gouvernement en faveur des standards internationaux de production responsable

Logo
Logo
PAR Deskeco - 04 juil 2026 11:22, Dans Mines

 

Les avancées de la République démocratique du Congo en matière de gouvernance, transparence et promotion d'une exploitation responsable des minerais critiques ont été saluées par Anna Krutikov, responsable du développement durable de Glencore, lors de Global Conférence of Milken Institute.

Intervenant lors d'un panel consacré à l'évolution du marché des minerais critiques, aux côtés de décideurs publics et de responsables d'institutions de financement du développement, la représentante du géant minier anglo-suisse a mis en avant les initiatives engagées par le gouvernement de la RDC en vue de renforcer les normes de gouvernance, de transparence et de production responsable.

Selon elle, la RDC figure parmi les pays les plus actifs dans l'adoption des standards internationaux, notamment à travers des initiatives telles que le Copper Mark et l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

« Un autre pays que nous voyons être actif depuis longtemps est la RDC. Nous constatons que le gouvernement est devenu très engagé dans les discussions sur les normes de production responsable, notamment le Copper Mark et l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives. Une exploitation responsable est essentielle pour la résilience à long terme de ces opérations, mais elle est aussi déterminante pour l'accès aux marchés », a déclaré Anna Krutikov.

Pour la responsable du développement durable de Glencore, les exigences des marchés internationaux évoluent rapidement. Les acheteurs, qu'ils soient en Europe ou aux États-Unis, accordent désormais une importance croissante à la traçabilité et aux conditions de production des minerais entrant dans leurs chaînes d'approvisionnement.

Les Etats-Unis par exemple se sont invités, ces derniers mois, dans la chaîne d’approvisionnement congolais, à travers l’achat de Chemaf par Virtus Minerals. La société américaine va se lancer dans l’exploitation de minerais stratégiques en République démocratique du Congo, très convoités sur les marchés internationaux, à l’exemple de cobalt, dont le pays détient plus 70% de réserve mondiale. Virtus Minerals intervient en RDC dans le cadre de l’accord conclu sur l’exploitation minière entre Kinshasa et Washington en décembre 2025 dernier.

Anna Krutikov a par ailleurs estimé que les produits associés au travail d’enfants, aux conflits armés ou à la corruption sont de moins en moins acceptés sur les marchés internationaux, ce qui renforce la nécessité pour les pays producteurs d'adopter des standards reconnus.

« Aujourd'hui, aucun marché, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, ne veut de produits entachés par le travail des enfants, les conflits ou la corruption. Les marchés veulent des produits issus d'une production responsable. Il est extrêmement encourageant de voir le gouvernement de la RDC reconnaître et adopter ces standards afin de soutenir les produits de son pays, de faciliter leur accès aux marchés et de jeter les bases de partenariats durables », a-t-elle ajouté.

Au-delà de ces déclarations, Anna Krutikov a également évoqué les investissements réalisés par Glencore dans ce pays pour renforcer les capacités locales dans le secteur des minerais critiques. Selon elle, ces investissements de long terme, combinés à l'amélioration de la gouvernance et au respect des standards internationaux, constituent des éléments clés pour assurer la compétitivité des minerais congolais sur les marchés mondiaux.

Glencore est présent en RDC depuis 2007. C'est à cette année-là que le groupe a acquis sa première participation dans Mutanda Mining, marquant ainsi le début officiel de ses activités minières dans le pays. en 2008, le groupe renforce sa présence à travers sa participation dans Katanga Mining, qui exploite le complexe minier de Kamoto. 

En 2013, Glencore prend le contrôle opérationnel du complexe issu de la fusion des projets Mutanda et Kansuki, devenant l'actionnaire majoritaire avec 54,5 % des parts, et en 2017, le groupe rachète les participations restantes de Fleurette et devient propriétaire à 100 % de Mutanda Mining, tout en portant sa participation dans Katanga Mining à plus de 86 %. 

Jean-Baptiste Leni

Articles similaires