Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL Asbl) a salué, ce mardi 10 mars 2026, la décision du ministère des Finances suspendant le Directeur général du Bureau central de coordination (BCECO) pour mauvaise gestion des projets de développement en République démocratique du Congo.
« Nous saluons cette décision du ministère des Finances qui illustre la volonté du gouvernement d'améliorer le cadre de gestion des projets de développement en RDC. Cette décision va également contribuer à ce que les politiques publiques produisent des impacts sur la vie des communautés », a déclaré le service de communication du CREFDL, lors d'un entretien mardi avec DESKECO.COM.
Selon le CREFDL, il existe des entités habilitées qui peuvent mieux faire ce travail et produire des résultats.
« C’est depuis 2010, avec la promulgation de la loi relative aux marchés publics que le gouvernement devrait arrêter de recourir aux agences ad hoc pour mettre en œuvre les différents projets. L’article 13 de ladite loi précise que la gestion des projets et la passation des marchés publics sont assurées par l’autorité contractante qui dispose en son sein d’une Cellule de gestion des projets et des marchés publics. De ce fait, le travail que font les agences d’exécution au niveau provincial et local relèvent purement de la compétence des Cellules de gestion des projets et des marchés publics qui sont installées dans chaque ministère sectoriel », a déclaré la bouche autorisée du CREFDL.
En termes de recommandations, le centre de recherche en finances et développement local invite le gouvernement à « respecter le cadre réglementaire. Entre autres la loi relative aux marchés publics et le décret n° 10/32 du 28 décembre 2010. Nous invitons également le gouvernement à respecter la loi de finances de l’année qui disponibilise déjà des crédits pour les services chargés d’exécuter les projets. Cela contribuera à promouvoir la redevabilité, augmenter le contrôle et les impacts des politiques publiques se feront sentir. Cela permettra de voir l’utilisation des fonds dans la reddition des comptes, chose qui est difficile avec les agences ad hoc ».
La structure recommande aussi aux organes de contrôle de « mener des audits indépendants de la gestion des projets confiés à ces agences depuis 2020 pour permettre aux autorités d’évaluer l’impact de ces entités et de tirer des leçons ».
Bienvenu Ipan