Transparency international classe la RDC au 161ème rang sur son Indice de perception de la corruption de 2018

PAR Deskeco - 29 jan 2019, Dans Actualités

La République démocratique du Congo fait partie des 20 pays les plus corrompus au monde selon l’Indice de perception de la  corruption de Transparency international de 2018.

Transparency International (TI) a publié le 29 janvier son rapport sur l’Indice de perception de la Corruption (IPC) pour l’année 2018. Ce rapport note que « la plupart des pays en Afrique Subsaharienne ont régressé avec un score global de 32% ».

La République démocratique du Congo obtient un score de 21%, se classant ainsi au 161ème  rang sur les 180 pays pris en compte par le rapport de Transparency international.

En République démocratique du Congo, le secrétaire exécutif de la Licoco (Lutte contre la corruption), Ernest Mpararo, a réagi déjà le lundi 28 janvier en marge de la publication de ce rapport dont il avait déjà connaissance. « La RDC figure parmi les 20 pays les plus corrompus de la planète », indique la Licoco dans son communiqué signé par son secrétaire général le lundi.

« Le score obtenu (21%) par la RDC reflète réellement le niveau de la corruption dans le pays. Le niveau de corruption en RDC a poussé les électeurs à voter contre le régime Kabila dont on accusait de n’avoir pas fourni beaucoup d’efforts pour éradiquer les pratiques de corruption dans le pays », note le communiqué de la Licoco.

Cette ONG de lutte contre la corruption, analysant le rapport de l’Indice de perception de la corruption publié par Transparency international,  estime que « la corruption se pratique plus dans les pays autocratiques que dans les pays démocratiques ».

Parmi les 20 pays les plus corrompus en Afrique Subsaharienne, outre la RDC, l’on retrouve le Tchad, le Congo Brazzaville, l’Angola, le Burundi. Ce qui fait dire la Licoco que « les pratiques de la corruption impactent négativement le processus démocratique dans plusieurs pays africains et plus particulièrement les pays dont les valeurs démocratiques sont faibles ».

« En analysant le processus démocratique de la RDC, plusieurs cas de corruption ont été dénoncés par plusieurs candidats, donnant ainsi raison aux analystes qui font un lien entre le processus démocratique d’un pays et le niveau de corruption qui s’y déroule », soutient la Licoco.

L’Ong estime que les nouveaux dirigeants doivent prendre en compte les résultats du rapport d’Indice de perception de la corruption de Transparency et s’engager à « renverser la tendance ».

« Le combat contre la corruption devra être une priorité du nouveau chef de l’Etat de la RDC, car elle prive les citoyens l’accès aux services sociaux de base de qualité, accentue la pauvreté, mine le processus démocratique et favorise les conflits. D’où, la riposte doit être à la proportion de la corruption endémique qui sévit en RDC », indique le communiqué.

Lors de son discours d’investiture le 24 janvier, Félix Tshisekedi s’est engagé à mener une « lutte efficace et déterminée » contre la corruption en RDC.

Pour la Licoco, au regard du score obtenu par la RDC dans le rapport de l’Indice de perception de la corruption de Transparency International, il est « urgent » pour le chef de l’Etat de mettre en application son engagement de campagne.

La RDC perd, selon le nouveau chef de l’Etat, entre 16 et 20 milliards USD chaque année du faite de la corruption alors que son budget national de ces 5 dernières années tourne en moyenne autour de 5 milliards USD.

Amédée MK

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