RDC : silence de Félix Tshisekedi sur les retraites dorées accordées à J. Kabila, B. Tshibala,…

PAR Deskeco - 06 mar 2019, Dans Actualités

La présidence de la République n’a pas communiqué jusqu’à ce jour sur ce qu’il faut désormais qualifier de retraite dorée accordée aux anciens dirigeants principalement ceux  faisant partie du Gouvernement Bruno Tshibala et au Chef de l’Etat honoraire.

Par un décret daté du 24 novembre 2018, le Premier ministre Bruno Tshibala, a accordé des avantages mirobolants aux anciens premiers ministres, ministres, vices ministres et aux membres des cabinets du président de la République et du Premier ministre qui ont rang de ministre. Ces avantages vont  de 30% des émoluments aux voyages en first class dans les compagnies aériennes étrangères en passant par des soins dans les meilleurs hôpitaux de l’étranger.

DESKECO.COM avait évalué à 28,8 millions USD que le trésor public va commencer à décaisser chaque année pour des avantages sociaux de cette poignée des personnalités de la République.

Ce décret a été révélé au public depuis près de 4 semaines maintenant mais la présidence de la République n’a fait aucun commentaire quant à ce.

Interrogé par ACTUALITE.CD, Bruno Tshibala a reconnu qu’il n’a jamais été interpellé par le cabinet du chef de l’Etat sur ce décret.

De même, la présidence de la République observe un silence assourdissant sur les dernières révélations faisant état du paiement d’une « pension spéciale » au président honoraire Joseph Kabila Kabange de l’ordre de 250 000 USD pour l’unique mois de février 2019 et de 430 000 USD au titre « autres avantages » pour le même mois de février 2019.

Réagissant à ce traitement accordé notamment à Joseph Kabila, le député national André Claudel Lubaya l’a comparé à un « butin ». « 680 000 USD par mois pour un seul individu, ce n’est pas une rente. C’est un butin, une grosse escroquerie dans un pays où le salaire moyen ne dépasse pas  100 USD. Un tel traitement est inconciliable avec un État des droits », a-t-il tweeté le 5 mars.

Sur un autre post de ce mercredi 6 mars, Claudel Lubaya note : « Les avantages matériels et financiers excessifs alloués aux anciens président de la République, et bien au-delà, le décret Tshibala soulève la question de la prédation légalisée qui consacre l’injustice dans notre pays. Y remédier est un devoir patriotique et une responsabilité ».

Dans son discours d’investiture du 24 janvier, Félix Tshisekedi a prôné la transparence dans la gestion de la Res Publica.

Revenant de sa première tournée régionale en Afrique en février dernier, le président de la République a remis au Trésor public un reliquat de 163 000 USD mais son cabinet n’a jamais communiqué sur le montant total dépensé pendant ce périple.

Amédée MK

 
 

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