RDC :Le travail des enfants reste une réalité à Kinshasa

PAR Deskeco - 14 juin 2019, Dans Actualités

En République démocratique du Congo, la paupérisation des parents et l’urbanisation vertigineuse des populations figurent parmi les facteurs ayant entraîné, cette dernière décennie, le déferlement du travail des enfants.

Saisissant la balle au bond, l’Ongd ACVDP (Action contre les violations des droits des personnes vulnérables), dans un communiqué de presse se rapportant à cette journée, plaide pour la mise en œuvre de la convention 182 de l'Organisation internationale du travail (OIT) dont la Rdc est également signataire.

En effet, il ressort dudit communiqué que l’ACVDP réclame également l'application effective de la loi portant protection de l'enfant congolais, ainsi que les arrêtés ministériels interdisant l'exploitation des enfants.

Signalons en outre qu’en 2019, l'Organisation internationale du Travail célèbre cent (100) ans « de progression de la justice sociale et de promotion du travail décent ».

« La seule chose qu'un enfant devrait faire travailler est son imagination. Pourtant aujourd'hui encore, 152 millions d'enfants sont encore astreints au travail bien qu’étant de la catégorie de personnes mineures. Le travail des enfants est présent dans pratiquement tous les secteurs, mais sept (7) de ces enfants sur dix (10) travaillent dans l'agriculture », rapporte ce communiqué de l’ACVDP.

Depuis sa création en 1919, la protection des enfants est inscrite dans le préambule de la Constitution de l'OIT.

Quelques catégories de travail des enfants à Kinshasa

En Rd Congo, l'ACVDP répertorie plusieurs formes de travail des enfants. Dans cette panoplie figure : ‘’Bana kwata’’ : se réfère aux enfants qui opèrent aux abords des magasins où sont vendus des sacs de lait, de riz, de farine… Ils assurent le partage d'un sac et bénéficient d'une quantité qu'ils revendent. Ils attrapent donc les clients pour les magasins. « Kwata » est un terme issu du dialecte suku (une tribu de la province du Kwango) qui signifie attrape.

Il y a aussi « Bana Mbuengi » : allusion fait aux enfants qui vendent du fufu des camions et bénéficient ainsi d'une commission. Et « Ban’Ephé » : désigne les enfants ambulants qui vendent des œufs, des cigarettes ou autres articles dans des cartons à travers la ville.

Quant aux « Bana vernis » : renvoie aux enfants qui embellissent les ongles des femmes. Ils pratiquent de manière informelle et accessible à toutes les bourses, la manucure et la pédicure.

Il existe également « Bana Nioka » (ce terme veut dire serpent en lingala). Cela fait penser aux prostituées mineures qui se livrent à une clientèle disponible et discrète à travers la ville. La plupart sont des enfants en rupture avec la famille de provenance. En groupes, elles se retrouvent généralement dans des cimetières où elles passent le clair de leurs journées.

Il y a « Bana Cheko »: désigne les enfants commissionnaires des mousses (matelas en mousse). On les retrouve souvent aux alentours des usines de fabrication de mousses.

Lepetit Baende

 
 

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