L’INPP salue l’aide du Japon en bâtiments, équipements, appui institutionnel, et en renforcement des capacités

PAR Deskeco - 29 juin 2019, Dans Actualités

L’Institut national de préparation professionnelle (INPP) se trouve être parmi les grands bénéficiaires de la coopération japonaise en République démocratique du Congo. On se souviendra dans ce cadre, du projet de renforcement des capacités de l’INPP (2015 – 2019) évalué à 10,7 millions de dollars américains, et des projets d’aménagement des directions provinciales de l’INPP/Kinshasa (avec 16,6 millions de dollars) et de l’INPP/Katanga à Lubumbashi (avec 29,5 millions de dollars).

À la suite de la tournée de presse organisée mardi et mercredi derniers à Kinshasa par l’Ambassade du Japon, les journalistes ont pu visiter les différents compartiments de la direction générale de l’INPP sur 11ème Rue Limete, ayant bénéficié du financement et de l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Parmi lesquels, il y a les ateliers de Froid ménager, Froid commercial et Froid industriel.

Mais également, le dépôt où sont stockées toutes les pièces possibles et dont pour la plupart, sont rares sur le marché, mais dotées à l’INPP par la JICA. Le tout se trouvant dans l’énorme bâtiment moderne pimpant neuf construit et équipé par la coopération japonaise. 

Sous la conduite et les explications de la directrice générale adjointe de cette institution de formation professionnelle, Mme Claudine Ndusi (photo), les journalistes ont aussi palpé du doigt des portes en aluminium, des armoires métalliques et autres matériaux modernes de la dernière technologie fabriqués par des stagiaires de l’INPP. C’est dans le grand atelier de mécanique générale qui a également bénéficié de l’appui de la JICA, notamment, avec l’acquisition de ses machines et autres équipements pour la fabrication des pièces métalliques.

Il y a aussi un autre grand atelier mécanique automobile équipés des moteurs et autres pièces essentiellement japonais, que les journalistes ont visités. Ici aussi, la JICA reste le seul partenaire de taille dans ce service qui accueille le plus d’effectif possible. Il y a également dans cet atelier, le service de l’électricité automobile dirigé par une dame.

Une autre visite a été effectuée  au centre de contrôle technique automobile de l’INPP, bénéficiaire également du soutien de la coopération japonaise, et qui accueille des véhicules poids-lourds et poids légers. Signalons que l’appui de la JICA pour l’INPP est également un don non remboursable. 

« Nous avons été suffisamment soutenus par la JICA », dixit la Dga de l’INPP

En plus de la construction des bâtiments et de la dotation des équipements, la coopération japonaise intervient également à l’INPP, ce premier centre de formation de ressources humaines industrielles en Rdc, dans l’appui institutionnel, le renforcement des capacités avec la formation des formateurs en différentes techniques, par des ingénieurs japonais qui viennent du Japon périodiquement.

« Nous sommes toujours sur cette lancée avec la JICA. Depuis que nous avons commencé ce partenariat qui tourne autour de deux branches effectivement. Il s’agit de moderniser nos infrastructures et de renforcer les compétences et les capacités de nos formateurs. Et ça se passe bien jusque-là sur le plan national et général. Notre appréciation est plus que parfaite. Nous avons été suffisamment soutenus par la JICA. Donc, les infrastructures que vous voyez actuellement, notamment sur Kinshasa, sur Lubumbashi, nous avons des projets sur Boma et Kikwit, tous ces bâtiments qui germent c’est grâce à l’appui de la JICA, et même l’efficacité également de nos formateurs. Parce que nous organisons avec les Japonais la formation de nos formateurs. Ils viennent former nos formateurs, et nous les larguons pour aller former les formateurs sur le plan national. C’est ça qui fait que nous puissions maintenir effectivement cette renommée que nous avons pu acquérir aujourd’hui sur le plan de l’efficacité dans la formation », a confié Mme la Dga Claudine Ndusi de l’INPP à la presse.

Quant aux défis à relever de l’INPP, elle estime qu’ils sont essentiellement dans le finissage des projets en cours. « Mais évidemment le fait que la Rdc est très vaste, il y a des endroits que l’INPP n’a que des bureaux de liaison. Nous aurions aimé que ces bureaux de liaison soient transformés également en grands centres pour que les populations de l’arrière-pays puissent en bénéficier », a-t-elle indiqué. 

Et de renchérir qu’« il y a également cet aspect de suivi post formation que nous aimerions vraiment accroître. C’est-à-dire, les stagiaires qui passent à l’INPP apprennent un métier. Maintenant pour les larguer sur le marché de l’emploi, vu notre tissu économique, les entreprises ne sont pas en mesure de prendre tout le monde en charge. Du coup, il y a cette possibilité avec le « fonds solide », de pouvoir former des gens à l’entreprenariat et de pouvoir les accompagner à créer des micro-entreprises pour s’auto-prendre en charge à l’insuffisance des entreprises. Il y a autant de défis. Mais pour l’instant c’est ça notre deal par rapport à l’encadrement de nos jeunes, surtout sans emplois, mais aussi par rapport aux travailleurs qui sont dans les entreprises. Il ne faut pas oublier que nous sommes là essentiellement pour eux ».

Et par rapport aux effectifs, Mme la Dga indique qu’en moyenne, « nous formons plus de 40.000 stagiaires par an. C’est la sommation de tous les centres de formation. Nous sommes dans un pays où il y a 26 provinces. Nous avons donc 26 centres répandus à travers la République. Mais nous avons aussi des bureaux de liaison. Nous pouvons dire que nous avons 39 centres de formation à travers la République ».  

Lepetit Baende 

 
 

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