Le Congo n'est pas à vendre (CNPAV) a lancé, ce mercredi 7 octobre 2026 à l'hôtel Memling à Kinshasa, le processus de la 3e édition du Prix Kanyaka d'intégrité.
"Nous venons de lancer aujourd'hui la troisième édition du Prix Kanyaka qui vise à encourager l'intégrité et à dénoncer la corruption", a déclaré le coordonnateur national du CNPAV, Dirk Shaka.
"Cette année, nous venons de lancer le processus pour permettre au Congolais de désigner des acteurs physique ou moral qui font preuve d'engagement, d'innovation et de courage dans la lutte contre la corruption et dénoncent les faits graves qui ont entaché la vie publique afin que par la suite, nous puissions procéder au vote public de ces cas et à la nomination. Enfin, ces personnes pourront recevoir le prix au mois de décembre. ", a ajouté Dirk Shaka.
"Contrairement aux deux précédentes éditions, cette année nous voulons mobiliser autour d'au moins 50 000 Congolais à participer à ce prix non seulement en désignant les personnes, les entreprises publiques ou privées qui ont fait montre de courage et de d'engagement dans la lutte contre la corruption, mais aussi en dénonçant les cas de corruption qui impactent leur vie. Et nous voulons que cette année, ce prix se popularise au travers l'implication des étudiants, des femmes de ménage, des policiers, des agents publics, mais aussi les travailleurs, que ça soit dans les secteurs privés ou dans les secteurs publics pour que ces personnes identifient les personnes autour d'elle ou des acteurs qui sont euh, engager et dévoués dans la lutte contre la corruption ou alors par des initiatives innovantes ou des initiatives qu'ils ont mis en place par des entreprises du secteur public et du secteur privé pour lutter contre la corruption", a poursuivi M.Dirk Shaka.
À l'en croire, le vote est ouvert à tout le monde et se passe seulement en ligne, à travers l'onglet spécifique kanyaka, sur le site du CNPAV (www.lacorruptiontue):
"Donc mettre les noms des personnes que vous voulez voir recevoir ce prix ou alors dénoncer des cas qui peuvent être votés comme des cas négatifs".
Pour ce qui est du jury, l'organisation a prévu un jury interne qui valide en amont les cas à travers un vote interne.
"Cette année comme les années précédentes, nous avons quatre membres du jury. Il y en a deux qui sont issus des confessions religieuses: un représentant issu de la Cenco (Église catholique), un autre de l'ECC (Église protestante) et deux acteurs de la société civile dont un des médias", a fait savoir Dirk Shaka.
Initiative de la coalition de la société civile dénommée (Le Congo n'est pas à vendre CNPAV), le prix Kanyaka, qui est à sa troisième édition, donne aux Congolais la possibilité de pouvoir identifier et désigner des personnes physiques ou morales, entreprises, société ou alors des personnes physiques qui veulent ou qui ont fait preuve de courage et d'engagement dans la lutte contre la corruption, dans la transparence, la gouvernance et la gestion publique ou privée et en même temps dénoncer des faits des corruptions qui ont fait scandale et qui ont affecté la vie des Congolais de manière scandaleuse.
Lors des deux précédentes éditions, le prix a primé des personnes qui ont été nominées par le public pour leur engagement dans la lutte contre la corruption. La première année, des cas graves de corruption ont été désignés tels que l'affaire RAM qui était "une extorsion" dans la poche des Congolais.
L'année passée, le public a voté pour le projet 145 territoires comme étant "le fait de corruption majeure qui a aussi impacté négativement la vie des Congolais".
Bienvenu Ipan