Le projet des rocades de Kinshasa, lancé à Mitendi en juin 2024 par le président de la République pour trois ans, c'est-à-dire jusqu'à 2027, évolue progressivement malgré plusieurs défis qui demeurent encore à relever. Le mardi 12 mai 2026, la Première ministre Judith Suminwa s’est rendue sur différents tronçons des rocades sud-est et sud-ouest afin d’évaluer personnellement l’état d’avancement de ce vaste chantier routier présenté comme l’un des projets destinés à transformer la mobilité dans la capitale congolaise.
Long de 73 kilomètres, ce futur périphérique doit relier l’est et l’ouest de Kinshasa afin de réduire les embouteillages qui paralysent quotidiennement plusieurs axes de la ville. Le projet prévoit également la construction d’infrastructures modernes capables d’améliorer la circulation et de renforcer la connectivité entre plusieurs communes de la capitale.
Sur place, la cheffe du gouvernement a inspecté plusieurs zones de travaux afin de mesurer le niveau réel d’exécution du chantier. « Rien ne remplace le constat de visu pour mesurer l’état réel d’avancement du projet », a-t-elle déclaré au cours de la visite.
Un projet attendu pour réduire les embouteillages
À Kinshasa, les difficultés de circulation font partie des principaux problèmes auxquels sont confrontés les habitants. Entre la croissance rapide de la population, l’augmentation du nombre de véhicules et l’insuffisance des routes adaptées, plusieurs axes connaissent quotidiennement d’importants bouchons.
Le projet des rocades est présenté comme une réponse à cette situation. L’objectif est de créer une voie périphérique permettant aux usagers de contourner certaines zones fortement congestionnées du centre-ville.
Les autorités espèrent également que cette infrastructure facilitera les déplacements des personnes et le transport des marchandises entre différentes parties de la capitale, tout en réduisant la pression sur les grands axes existants.
Expropriations et indemnisations parmi les principaux défis
Malgré l’évolution des travaux, plusieurs contraintes continuent toutefois de ralentir le projet. Parmi elles figurent les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées par le tracé des rocades.
Le gouvernement veut accélérer ces procédures afin d’éviter des retards supplémentaires dans l’exécution du chantier. La question reste particulièrement sensible dans certaines zones où des habitations et des activités économiques sont directement touchées par les travaux, a fait savoir la primature dans un communiqué.
Au-delà de l’aspect routier, les autorités présentent ce projet comme un élément important du programme d’aménagement du territoire et de modernisation des infrastructures voulu par le président Félix Tshisekedi, a-t-on appris de la même source.
Pour de nombreux Kinois, l’attente reste forte autour de ces rocades, dans une ville où les embouteillages ont un impact direct sur les activités économiques, les déplacements quotidiens et même la qualité de vie des habitants.
Jean-Baptiste Leni