Projet Sicomines : Selon Freddy Yobi, l’audit lancé n’est pas une remise en cause du partenariat, mais une démarche visant à instaurer un cadre de dialogue fondé sur la confiance

Sicomines
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PAR Deskeco - 26 mar 2026 13:29, Dans Actualités

Plusieurs réactions se succèdent depuis le lancement de l’audit technique et financier du contrat chinois, annoncé par l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC). Cette initiative intervient deux ans après sa renégociation avec le Groupement des entreprises chinoises (GEC).

Face aux interrogations et à certaines interprétations divergentes, le directeur général de l’APCSC, Freddy Yobi, a tenu à clarifier la portée de cet audit, lors de son intervention mardi 24 mars à la télévision nationale. Selon lui, il ne s’agit nullement d’une remise en cause du partenariat sino-congolais, mais plutôt d’un processus normal, prévu dans les engagements contractuels.

« Cet audit n’est pas un acharnement. Il a été prévu et suit un processus rigoureux. Les approbations nécessaires ayant été obtenues récemment, nous sommes désormais à l’étape de sa mise en œuvre », a-t-il expliqué, soulignant que cette initiative répond à une volonté commune des parties prenantes.

Freddy Yobi insiste sur le fait que les audits constituent un outil essentiel pour les projets d’envergure. 

« Un projet de cette ampleur nécessite une cartographie objective afin que chaque partie puisse se situer clairement. Ce n’est pas une remise en cause du partenariat, mais une démarche visant à instaurer un cadre de dialogue fondé sur la confiance », a-t-il précisé.

L’objectif principal de cette opération est de garantir une transparence accrue dans l’exécution du contrat. « La transparence ne peut être assurée que par des audits », a martelé le directeur général de l’APCSC.

Revenant sur le contexte de cette initiative, Freddy Yobi a rappelé que la renégociation du contrat chinois, entamée en 2023 et finalisée en 2024 avec la signature de l’avenant 5, prévoyait explicitement la réalisation de ces audits. Cette étape était jugée indispensable pour atteindre l’objectif de rééquilibrage souhaité par les autorités congolaises, notamment le président Félix Tshisekedi, en vue d’un partenariat véritablement gagnant-gagnant.

Outre ces audits, le processus prévoit également la certification des ressources minérales mises à la disposition de la joint-venture Sicomines, une étape cruciale pour établir une base factuelle commune.

À ce jour, l’APCSC annonce être entrée dans la phase de lancement de ces opérations, marquant ainsi une étape décisive dans la mise en œuvre des engagements issus de la renégociation du contrat.

Le partenariat sino-congolais a été signé en 2008 sous Joseph Kabila, sur le principe « ressources contre infrastructures ». Dix-sept ans plus tard, le bilan est contesté. En 2023, l'Inspection générale des finances estimait que les entreprises chinoises pourraient tirer jusqu'à 76 milliards de dollars de gains du projet, contre environ 3 milliards de dollars d'infrastructures réalisées en RDC.

Divine Mbala

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