Le gouvernement de la France, à travers le Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, annonce la mobilisation d’une aide exceptionnelle de 3 millions d’euros pour répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables touchées par la crise sécuritaire et humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sous occupation de l’armée rwandaise et des rebelles de l’AFC-M23.
« Cette contribution vise à renforcer l’accès aux services essentiels en matière de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement (EHA), ainsi que de protection, impactant ainsi près de 100 000 personnes affectées par le conflit et les déplacements forcés », annonce l’ambassade de la France en RDC.
D’autres efforts sont déjà déployés par la France pour aider les populations de l’Est à faire face à la situation qui s’aggrave chaque jour, faute d’une aide humanitaire adéquate. C’est le cas de l’ONG Action contre la Faim, qui a bénéficié d’un financement de 750 000 euros pour une durée de douze mois, profitant directement à 45 829 personnes, dans le but d’améliorer l’accès aux services de base dans les localités de Bambo et Mweso, dans la province du Nord-Kivu.
À la même occasion, la France révèle que, grâce à un budget de 1,25 million d’euros pour une période de neuf mois, le consortium réunissant Handicap International et Première Urgence Internationale apporte un soutien médical essentiel dans la zone de santé de Birambizo, toujours au Nord-Kivu.
« Près de 22 000 bénéficiaires pourront ainsi accéder à des soins de qualité dans un contexte marqué par une extrême précarité », précise la France.
Un autre financement d’un million d’euros sur douze mois permet de prendre en charge 52 000 personnes, en améliorant l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et d’assainissement pour les populations déplacées, retournées et les communautés hôtes dans les territoires de Nyiragongo, Masisi et Rutshuru, grâce à l’ONG Solidarités International.
Bruno Nsaka