RDC : le ministère du développement rural a consommé 90,12 % de budget entre 2017 et 2019, seuls 9,88% ont été réservés au développement des infrastructures rurales et à l'accompagnement des populations paysannes (ODEP)

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PAR Deskeco - 06 jan 2021 10:52, Dans Développement durable

Dans son rapport de contrôle citoyen de l’exécution du budget global et des dépenses publiques pro-pauvres pour la période de 2017-2019, publié ce lundi 4 janvier, l’Observatoire de la Dépense publique (ODEP) note, dans le secteur du développement rural que le cumul des allocations des 3 années (2017-2019) est de CDF 589,6 milliards et celui des réalisations est de CDF 81,7 milliards.

L'ODEP indique qu'il est difficile que la RDC s'attende au développement endogène avec ce qu'elle réserve comme taux de prévision et de réalisation au secteur du développement rural.

"La part réservée à cette fonction, pourtant d’une grande importance pour le milieu rural, est de 2,03% en 2017, 1,87% en  2018 et 2,24% en 2019. Il nous parait impossible que le pays s’attende à un développement endogène tant que le taux de prévision et de réalisation reste  comme tel", note l'ODEP.

Selon cette ONG, l'administration générale de ce secteur consomme 90,12 % de budget et seuls 9,88% sont réservés aux actions liées au développement des infrastructures rurales et à l'accouchement des populations paysannes.

"L’analyse des actions indique clairement que l’Administration Générale du Développement rural consomme 90,12 % de budget et les actions liées au Développement des infrastructures rurales et à l’Accompagnement des populations paysannes, n’ont reçu que 9,88%, soit une très faible proportion qui ne peut procurer aucun réel profit à la population", révèle le rapport de l'ODEP.

Cette analyse du rapport d’exécution des budgets durant la période des exercices 2017 à 2019, dit l’ONG, met en avant des petits progrès réalisés par le Gouvernement mais aussi les pratiques et dysfonctionnements qu’il convient de prohiber ou de corriger.

Au sujet de l’analyse de l’exécution des secteurs pro-pauvres, on apprend que le cumul des prévisions budgétaire des 2017-2019 est de l’ordre de CDF 2.499,3 milliards tandis que celui de l’exécution budgétaire pour la période sous examen est de CDF 1.280,4 milliards, soit un taux d’exécution de 51,23%. Ainsi, le taux d’exécution est passé successivement de 43,09% à 54,10% et à 55,60% pour les exercices 2017, 2018 et 2019).

Jordan MAYENIKINI

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