Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté, lors de la 100ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le vendredi 9 octobre 2026, le dossier relatif à l’optimisation des opérations d’import-export dans la partie nord-ouest du pays. Ce projet vise notamment à réduire les coûts logistiques, à fluidifier les échanges commerciaux et à améliorer les recettes fiscales, particulièrement dans l’espace Grand Équateur.
Présenté par la ministre des Affaires foncières, représentant le ministre du Commerce extérieur, ce dossier met en avant le corridor Zongo-Bangui-Douala comme une alternative stratégique pour désenclaver cette partie du territoire national et faciliter son accès aux marchés internationaux.
En effet, les opérations d’import-export dans cette région sont confrontées à des coûts logistiques élevés et à plusieurs goulots d’étranglement qui ralentissent la circulation des marchandises. Ces contraintes pèsent sur la compétitivité des opérateurs économiques et affectent également la mobilisation des recettes publiques.
Pour mieux cerner ces difficultés, une mission multisectorielle a été menée du 3 au 12 août 2026 à Yaoundé et Douala, au Cameroun, à Bangui, en République centrafricaine, ainsi qu’à Zongo, en RDC. Elle avait pour objectif d’évaluer les conditions techniques, logistiques et diplomatiques du poste frontalier de Zongo et du corridor reliant cette ville à Bangui et Douala.
À l’issue de cette mission, le corridor Zongo-Bangui-Douala a été identifié comme l’option la plus rationnelle et géostratégique pour améliorer la desserte de la partie nord-ouest de la RDC. Il offrirait un accès essentiel aux infrastructures portuaires de l’océan Atlantique, notamment à Douala et à Kribi, facilitant ainsi les échanges commerciaux et l’acheminement des marchandises.
Une route de 625 km pour améliorer la connectivité
La concrétisation de ce projet repose notamment sur la construction d’une route de 625 kilomètres reliant Zongo à Bumba, en passant par Gemena, Akula et Lisala. Cette infrastructure devrait contribuer à réduire sensiblement les coûts et les délais de transport, tout en renforçant la connectivité entre les différentes localités concernées.
Au-delà de la facilitation des échanges, le développement de cet axe pourrait favoriser les activités économiques dans le Grand Équateur, améliorer les conditions d’approvisionnement et renforcer l’intégration commerciale de la RDC avec les pays voisins.
Compte tenu des enjeux économiques et stratégiques de ce corridor, le ministère du Commerce extérieur a appelé les membres du gouvernement à s’engager de manière coordonnée dans la mise en œuvre rapide des recommandations issues de la mission multisectorielle.
Divine Mbala