Dans le cadre de l'accord de paix signé le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous l'égide de Washington, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya qui est également porte-parole du gouvernement, a évoqué le vendredi 17 juillet 2026, le rôle économique moteur que la RDC doit jouer pour les Grands lacs et toute l'Afrique.
"N'oubliez pas qu'il y a une dimension économique en termes de Cadre d'intégration économique régionale (REIF). Le président de la République a toujours cru au rôle moteur que la République démocratique du Congo doit jouer à la fois pour la région des Grands lacs mais aussi pour toute l'Afrique. Et dans ces démarches-là, nous sommes sûrs qu'une fois que nous allons atteindre l'objectif de la paix, nous pourrons être en mesure de continuer sur les questions économiques", a vanté Patrick Muyaya qui répondait à une question lors d'un breifing spécial organisé à Kinshasa.
Cet exercice de redevabilité a porté sur "l'évolution du processus de paix et la consolidation du front intérieur contre l'agression rwandaise dans l'Est de la RDC".
Dans le même ordre d'idée, le ministre Muyaya est revenu sur les propos du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi :
"Nous n'avons pas de problèmes avec le peuple rwandais, nous avons un problème avec le président et son régime. Mais quoi qu'il en soit, même de manière naturelle, ils passeront, les pays survivront. Il faut que nos jeunes puissent hériter des relations qui permettront à cette région d'Afrique de jouer pleinement son rôle y compris les pays, notamment le Burundi".
Ce Cadre d’intégration économique régionale concerne un ensemble de projets qui vont permettre aux deux pays de travailler et de collaborer dans de nombreux secteurs.
Sur le plan de l’énergie, les accords concernent Ruzizi III, mais aussi l’exploitation coordonnée du méthane du lac Kivu pour créer un pool électrique régional.
Pour ce qui est des infrastructures, ce cadre prévoit la construction de routes, le transport lacustre et aérien dans la région du Kivu avec pour priorité la connexion avec le corridor de Lobito.
Ces accords concernent également les chaînes d’approvisionnement minérales, avec un accent particulier sur la transparence, la traçabilité, l’harmonisation fiscale, la formalisation de l’exploitation artisanale, les zones économiques spéciales transfrontalières et le partage équitable de la valeur ajoutée, notamment pour l’étain, le tantale, le tungstène, le niobium et l’or.
Ce Cadre préconise également la gestion conjointe des parcs nationaux, notamment celui des Virunga, mais aussi des volcans, ainsi que la mise en place d’une stratégie de sécurité transfrontalière, du tourisme intégré, etc.
Et dans le secteur de la santé publique, les pays vont surveiller conjointement les épidémies et organiser la riposte aux pandémies, et à plus long terme, développer des projets d’agrobusiness, d’eau et assainissement, ainsi qu’en éducation et en sport.
Bienvenu Ipan