Tshisekedi aux notables katangais : « Il est temps que nos potentialités minières produisent de l’emploi»

PAR Deskeco - 12 mar 2019, Dans Actualités

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu une rencontre le week-end dernier avec les notables du grand Katanga. Dans son mot de circonstance, il a estimé que le Katanga, qui a très souvent été surnommé le poumon de la République « méritait un meilleur sort. Si on l’avait mieux gérer, je crois que ce serait, non seulement le poumon de la République, mais le poumon de l’Afrique toute entière ». Ainsi, a-t-il promis pour son mandat, de relever le pays, lui redonner ses lettres de noblesse.

Félix Tshisekedi Tshilombo a expliqué que la Rd Congo, au début des années 60, était compté parmi les pays les mieux côtés du monde et qui constituait un des plus grands espoirs de la planète. Cependant, a-t-il regretté qu’«Aujourd’hui nous sommes parmi les dernières des nations du monde, alors que paradoxalement, nous avons un sol et un sous-sol des plus riches de la planète. Ce n’est pas normal ! », s’est-il exclamé. Et d’ajouter : « Ça veut dire que quelque part, nous avons failli ».

Le Chef de l’Etat attribue cet échec à deux phénomènes : la division – « très souvent ridicule parce qu’elle est basée sur les tribus, les ethnies » – et la corruption. « Ce sont ces deux fléaux qui nous ont affaiblis, qui nous ont avilis », a-t-il indiqué avant de s’engager à donner tout ce qu’il pourra, pour que disparaissent à jamais en Rdc, la haine tribale et la division.

Le Président de la République a également promis de faire tous les efforts possibles, pour combattre la corruption, « cette véritable gangrène qui n’a de sort à réserver que la mort d’une organisation, le déclin d’un pays ».

Il a aussi parlé de l’environnement du Katanga. « Ce qui se passe dans cette partie de notre pays c’est dramatique », a-t-il fustigé. Pour le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo, il est vrai que le sous-sol congolais regorge beaucoup de richesses, mais que ces richesses ne doivent pas être la cause des malheurs des Congolais.

« Nous en sommes déjà victimes par la prédation. Mais il ne faut pas que nous en payons encore le prix au niveau de la santé. Aujourd’hui on nous signale des naissances avec malformations. On nous signale des végétations qui sont totalement asséchées ainsi que des cours d’eau. Tout cela est le revers de la médaille d’une exploitation sans pitié, sans mesures de précaution, uniquement dans le but d’enrichir ceux qui exploitent et qui laissent malheureusement des conséquences incalculables sur nos populations », a-t-il déclaré.

Là aussi, le Président de la République a invité les notables katangais à élever la voix, être totalement prudents, veiller à ce que les normes d’exploitation soient respectées et que cette exploitation se déroule sans qu’il y ait des conséquences sur la santé des Congolais. « Il est temps que nos richesses produisent de l’emploi dans notre pays », a-t-il souligné.

Pour le premier des Congolais, la Rdc ne veut plus être une terre d’extraction simplement, mais elle veut aussi devenir une terre de transformation. Par exemple, a-t-il fait remarquer, « Je ne peux pas comprendre que le Katanga puisse donner du cobalt, et qu’il soit dans l’incapacité de fabriquer des batteries au lithium ou des batteries électriques. Ce n’est pas normal ! Nous perdons sur tout. Et nous ne pouvons pas continuer à être saignés ainsi à blanc. Si nous avons des richesses, c’est pour devenir riches, convenez-en ».

Pour Félix Tshisekedi, le pays ne peut pas posséder des richesses et continuer à s’appauvrir. Il se dit totalement ouvert à l’idée d’encourager les investissements, mais que ces investissements soient aussi profitables aux populations congolaises. « Quoi de plus normal ? Est-ce un crime que de demander du win-win à ceux que nous invitons à s’investir avec nous dans le développement de notre pays ? Je ne crois pas », s’est-il interrogé.

Avant de conclure son propos, Félix Tshisekedi a demandé aux notables katangais de l’aider à faire de son mandat, un mandat de l’espoir.

Lepetit Baende

 
 

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