TICAD 7 : des grands bénéfices attendent la RDc avec la présence du Président Tshisekedi

PAR Deskeco - 03 juil 2019 09:43, Dans Actualités

Au mois d’août,  du 28 au 30 août prochain, à Yokohama, le Japon organise un grand évènement d’interaction culturelle et économique en faveur du continent africain. Il s’agit de la septième édition de la TICAD, entendu, la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique.

Des Chefs d’Etat africains, organisations internationales, bailleurs de fonds, entreprises privées, la société civile et autres participants sont vivement attendus à ce grand rendez-vous Afrique – Japon. En plus de la conférence, plusieurs événements parallèles substantiels et variés sont également programmés à cette occasion, entre autres, le Japan Fair, les colloques, les expositions, les stands, les activités culturelles, les rencontres entre chefs d’entreprises.

L’objectif étant de diriger la discussion internationale sur le développement de l’Afrique en concrétisant les résultats de l’Assemblée mondiale des femmes (WAW), du G20 et du G7. Ce, en mettant le business au centre, pour faire progresser le développement de l’Afrique par les infrastructures et les ressources humaines, qui constituent le fondement de la croissance. Mais aussi, fournir un forum ouvert et international où tout le monde peut discuter librement de l’Afrique.

C’est donc une occasion offerte aux pays africains pour attirer les investissements japonais. D’autant plus que lors de la TICAD, il y a une session de dialogue entre l’Etat et les secteurs privés japonais et africain dans la plénière, un symposium sur le business en Afrique, une exposition sur le climat des affaires en Afrique et un business matching pour les entreprises japonaises et africaines.

Ainsi, au regard de grandes lignes de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), où la création de nouveaux emplois à travers la formation professionnelle occupe une place de choix, la coopération entre la République démocratique du Congo et le Japon prendra encore de la hauteur et la vision du Président Félix Tshisekedi se verra à coup sûr matérialisée, estime-t-on en connaissance de cause.

En effet, pour cette 7ème édition, les enjeux de la TICAD sont de taille. Et comme il est question du continent noir, la Rd Congo, dans sa position stratégique, après avoir connu une alternance légendaire au sommet de l’Etat, serait parmi les plus grands bénéficiaires africains sur toute la ligne.

Une coopération à préserver jalousement

C’est le moins que l’on puisse dire à entendre unanimes tous les bénéficiaires directs de différents projets financés par la JICA en Rdc. Plusieurs sites, construits et équipés grâce au Japon et la Coopération japonaise ont été programmés pour cette tournée de presse, dans plusieurs communes de la capitale : l’INPESS à Kasa Vubu ; l’INRB, la cellule des Infrastructures du Ministère des Travaux publics, et la JICA à Gombe ; la Police nationale congolaise à Lingwala, l’INPP à Limete, des projets réalisés par les diplômés de l’INPP dans le cadre du Fonds Solid à Kintambo,… Et, côté Dons japonais aux petits projets locaux : un orphelinat à Masina et même une salle d’urgences à l’Hôpital général de N’Djili ont été évalués.

En guise de bilan, l’on notera utilement que  tous les sites au menu de l’agenda de juin 2019 ont été visités. Satisfecit total, avec le vœu des uns et des autres de voir pérennisée et renforcée cette coopération préférentielle, exemplaire et légendaire au cœur de l’Afrique.

A ce propos, la diplomatie étant réellement agissante, l’ambassadeur du Japon accrédité en République démocratique du Congo, M. Hiroshi Karube interrogé, affirme que Tokyo a déjà lancé une invitation à Kinshasa, mieux au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en vue de sa participation à la TICAD. Laquelle sera très bénéfique pour le pays, a souligné le diplomate japonais.

A propos de la TICAD 

Inaugurée en 1993, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) vise en effet à promouvoir le dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et les partenaires dans le domaine du développement. Sous la houlette du Japon, les Nations Unies, PNUD, Banque mondiale et la Commission de l’Union africaine en sont des co-organisateurs depuis 2016.

C’est donc un cadre où de hautes personnalités de tous bords se rencontrent, et donc de grandes décisions se prennent, de grands rêves se réalisent. Les concepts d’appropriation africaine et de partenariat international, la promotion de la participation des organisations internationales, des pays donateurs du secteur privé et des organisations de la Société civile, la mise en place de mécanismes de suivi pour mesurer l’avancement des programmes et des projets… c’est là pourtant tout ce dont la Rdc a grandement besoin et qui sera sur la table des échanges.

Lors de la dernière TICAD, tenue en Afrique, à Nairobi au Kenya en 2016, plus de 77 figures importantes issues du monde des affaires et du monde universitaire du Japon accompagnaient le 1er ministre japonais, Shinzo Abe, démontrant les engagements pris par les secteurs aussi bien publics que privés au Japon.

A cette occasion, les Chefs d’Etat africains avaient discuté sur trois priorités : les réformes économiques par la diversification et l’industrialisation ; le système de santé rigide et la stabilité de la société. Cette sixième édition a été marquée par la Déclaration de Nairobi et le Plan d’action de Nairobi. Et l’empire nippon s’est engagé à la formation de 10 millions de personnes, et au financement de 30 milliard de dollars américains d’investissement pour le futur de l’Afrique pour trois ans.

Lepetit Baende

 
 

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